Irandoost
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| Mar 23 Mai, 2006 10:45 am Le front des Etats mobilisés contre l'Iran se fissure |
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Le front des Etats mobilisés contre l'Iran se fissure
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BERLIN (Reuters) - Le front des Etats mobilisés contre l'Iran s'est fissuré depuis la proposition faite par la "troïka européenne" d'offrir à Téhéran des centrales nucléaires pour l'inciter à abandonner ses programmes d'enrichissement d'uranium, apprend-on de sources diplomatiques.
"Nous sommes d'accord pour proposer à l'Iran une centrale nucléaire et probablement d'autres ainsi qu'un consortium international pour garantir un approvisionnement de combustible pour alimenter des activités nucléaires civiles", a dit un diplomate proche du projet négocié par la "troïka".
L'UE et les Etats-Unis accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil. Téhéran affirme que celui-ci n'a pour unique finalité que de produire de l'électricité.
Moscou a proposé de créer un consortium pour permettre à l'Iran d'enrichir en Russie l'uranium nécessaire à l'alimentation de réacteurs nucléaires. Le projet de la "troïka" semble soutenir cette initiative.
Téhéran n'a pas fait montre, à ce stade, d'un très grand enthousiasme quant au projet de consortium mais il ne l'a pas non plus définitivement rejeté.
DISCUSSION PREMATUREE
La proposition de l'UE sera discutée à Londres mercredi par les responsables de la "troïka", les Etats-Unis, la Chine et la Russie, a précisé ce diplomate sous le sceau de l'anonymat.
Mais elle est encore loin d'avoir reçu le feu vert de Washington.
"Nous sommes en train de l'étudier et de définir notre position", a déclaré à Reuters le sous-secrétaire d'Etat américain Nicholas Burns.
D'après l'édition du New York Times de samedi, les Etats-Unis sont hostiles à la nouvelle offre européenne. L'administration américaine serait notamment opposée à l'idée, avancée par les Européens, de garantir aux entreprises qui font des affaires avec la République islamique qu'elles ne seront pas sanctionnées par Washington.
D'après des diplomates européens, les Etats-Unis rechignent à offrir des réacteurs à Téhéran au stade actuel.
Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères britannique a par ailleurs estimé que toute discussion publique sur les propositions européennes était prématurée, précisant que l'offre de réacteurs à l'Iran ne présentait pour l'instant aucune garantie.
La proposition de la "troïka" précise également que l'UE travaillerait à la "reconnaissance de l'intégrité territoriale" de pays du Proche-Orient, a précisé le diplomate de l'UE.
ELBARADEI A WASHINGTON
En échange, l'Iran devra suspendre tous ses programmes d'enrichissement d'uranium, et notamment ses travaux de recherche et développement, et cesser la construction de son réacteur nucléaire à eau lourde d'Arak pour rassurer la communauté internationale qu'il ne cherche pas à fabriquer du combustible nucléaire pour des armes.
La proposition prévoit également des avertissements sur de possibles sanctions si Téhéran poursuivait ses programmes.
Un autre point de désaccord entre Bruxelles et Washington concerne l'attitude à adopter sur le plan de recherches iraniennes en matière d'enrichissement.
D'après l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, qui cite des responsables allemands anonymes, Berlin considère qu'il n'y a aucune chance que l'Iran accepte d'abandonner l'ensemble de son programme de recherches.
A l'inverse, Washington veut empêcher Téhéran de mener tout type de recherches liées à l'enrichissement, quelle que soit l'ampleur des activités.
Mohamed ElBaradeï, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), est attendu en début de semaine à Washington pour discuter de la question iranienne avec des diplomates américains en prélude à la réunion de Londres.
Diplomates européens et américains s'attendent à ce que l'Iran rejette leurs propositions. Mais ils pensent que cela prouvera que Téhéran est plus intéressé par le nucléaire militaire que par les technologies civiles. |
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