Roland-Garros: Aravane Rezaï ramène un coin de ciel bleu
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Roland-Garros: Aravane Rezaï ramène un coin de ciel bleu


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Jodelleammon
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A l'annonce de la retraite d'Amélie Mauresmo, en décembre, le tennis féminin français se préparait à vivre des heures difficiles mais l'ouragan Aravane Rezaï a ramené un coin de ciel bleu.

Victorieuse la semaine dernière à Madrid, la Stéphanoise, désormais classée 16e joueuse mondiale, a toutes les raisons d'aborder le rendez-vous de la Porte d'Auteuil avec des ambitions débordantes.

C'est dans son caractère: elle n'a peur de rien ni de personne.

Aravane Rezaï est, à 23 ans, une fille atypique, qui tient par exemple à porter des tenues réalisées par une amie styliste. Elevée à la dure par son papa Arsalan, né en Iran, elle doit incarner la réussite de la famille.

Mais les débordements de son papa n'ont pas rendu ses relations avec la Fédération française de tennis (FFT) idylliques.

En 2004, le titre de championne de France juniors d'Aravane est occulté par les insultes proférées par son père à l'égard de la famille de la finaliste. Puis ce sera le clash, en 2007, avec Georges Goven, alors capitaine de Fed Cup, au sein même du Centre national d'entraînement.

'QU'ELLE AILLE AU BOUT'

Ces affaires ont été un frein à la progression de la jeune Française, dont la frappe de balle a peu d'équivalent sur le circuit. Son différentiel points gagnants-fautes directes laissait en outre toujours à désirer.

Jusqu'à l'hiver dernier, lorsque Patrick Mouratoglou, convainc son père qu'il peut s'occuper d'Aravane.

'Son père a un seul objectif: c'est qu'elle soit la plus forte possible', témoigne Patrick Mouratoglou.

'D'autres parents veulent faire partie de l'histoire par rapport au succès. Arsalan, lui, veut qu'elle aille au bout. Il sait que je respecte son travail.'

Le premier tournoi est un coup de maître puisque le 'Masters bis' de Bali tombe dans l'escarcelle en fin de saison dernière.

Le début de l'année 2010 sera quelconque. Jusqu'à l'apothéose madrilène, matérialisée par trois succès face à des joueuses qui ont occupé la première place mondiale, Justine Henin, Jelena Jankovic et Venus Williams.

Aujourd'hui, Aravane Rezaï a, semble-t-il, assimilé beaucoup de choses. Elle joue de manière plus réfléchie.

'Il fallait aussi qu'elle bouge beaucoup mieux', précise Patrick Mouratoglou.

'Cela aurait été incohérent de la faire jouer tactiquement si elle n'avait pas été capable de bien bouger. On compare souvent sa frappe de balle à celle de Serena Williams. Mais Serena, c'est un colosse, pas Aravane.'

Edité par Gilles Trequesser
(source : Reuter