Hamid
Invité
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| Dim 19 Nov, 2006 1:50 am |
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J'ai bien lu votre dialogue, jusqu'ici. Mais je pense que votre dialogue ne dit rien ou presque rien sur le sujet du débat anoncé.
Aux Etats-Unis n'importe qui peut avoir un A 47 ou M16 ou même un char d'assaut dans son jardin. Ce qui explique l'humour de la police américaine. Au canada...je peux vous en donner des informatins plus précises...il y a à peine un mois, quelqu'un entre dans la cours d'une université, et tire sur tout ce qui bouge. Il y a eu des victimes.
Cependant, la violence étatique existe. Je vous laisse un lien.
http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2006/Q36100.htm
Voilà le texte sur le fusilalde à Montréal, je n'ai pas pu copier le lien, je vous laisse le texte, c'est un peu long.
Fusillade au collège Dawson à Montréal: Un autre Columbine?
Nous devons ensemble prévenir ces tragédies
- Déclaration du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste),
14 septembre 2006 -
Le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) exprime ses plus sincères condoléances pour la famille d'Anastasia DeSousa, la jeune femme qui a été tuée au collège Dawson à Montréal. Nous exprimons nos sympathies pour les quelque 10 000 étudiants et employés du collège et leurs familles et à tous les Montréalais profondément touchés par cette tragédie. Nous exprimons notre appréciation des premiers intervenants, notamment les policiers et les employés des services d'urgence, ainsi que de l'association étudiante de l'université Concordia, des professeurs et des hôpitaux qui ont pris la situation en charge et joué leur rôle. Ils ont apporté de la cohérence et de la confiance dans une situation bouleversante. La clé pour ne pas succomber à la peur est d'assumer ses responsabilités sociales, surtout dans des circonstances exceptionnelles. La présence de mécanismes et d'arrangements qui permettent de faire face à de tels événements et au traumatisme psychologique qui s'ensuit fait la différence entre la cohérence et l'incohérence et empêche une situation mauvaise de dégénérer en une situation pire.
La répétition d'actes brutaux et insensés comme la fusillade à Dawson sont un choc pour toute société. On veut immédiatement savoir qui en est l'auteur. Qu'est-ce qui l'a motivé? Mais surtout, quelles conclusions faut-il tirer d'événements bouleversants comme celui-là et comment retrouver ensemble notre équilibre pour aller au coeur du problème?
Dans ce sens, nous condamnons la déclaration du premier ministre Stephen Harper à l'effet que la fusillade est «un acte de violence lâche et insensé». Que sait-il que nous ne savons pas? Nous vivons dans une société qui force les gens à s'occuper d'eux-mêmes et nombreux sont ceux qui sont poussés à commettre des actes désespérés de tout genre. Est-ce convenable de dire que ce sont des actes de lâcheté? Et si ce sont des actes «insensés», cela veut-il dire qu'il est impossible d'en faire du sens?
Le même jour où se produisait cette tragédie à Montréal, la presse rapportait qu'on a découvert que l'infirmière en Alberta qui a drogué plusieurs de ses confrères de travail pour utiliser frauduleusement leurs cartes de crédit souffre de trouble bipolaire. Elle a été condamnée à deux ans de probation et à des services communautaires. Rien n'indique qu'elle reçoit les traitements nécessaires et qu'elle ne recommencera pas. Cela nous amène à remettre en question la déclaration du premier ministre. Pourquoi se contente-t-il de réduire ce qui s'est passé à Dawson à un cliché? À notre avis c'est sa déclaration qui est un geste lâche car elle indique qu'il n'a aucune intention d'assumer la responsabilité de la société dans laquelle de telles choses se produisent.
Les médias ont tout de suite commencé à dire que cette tragédie allait raviver le débat concernant le registre des armes à feu. Certains parlent même du besoin de faire le profile de certains jeunes pour identifier «les comportements violents» ou concluent que c'est la faute des jeux vidéos et des films violents. C'est ainsi qu'un problème très sérieux auquel sont confrontées la société et la jeune génération est immédiatement écarté avec de prétendues solutions qui font plus de tort qu'autre chose: que les parents et les enseignants «surveillent les comportements», qu'on accroisse la présence policière, qu'on institue d'autres lois et ainsi de suite.
On ne peut pas faire disparaître des problèmes de nature sociale, politique, économique et culturelle avec des campagnes de loi et ordre, des explications faciles et des mesures qui ne résolvent rien et qui rendent souvent les choses pires. L'idée qu'on veuille faire le profile de jeunes hommes habillés de noir et qui se font faire des perçages montre bien que notre société ne se porte pas bien. C'est la même chose que criminaliser les gens de croyance musulmane. Les personnes qui ont une certaine apparence ou qui s'habillent d'une certaine façon peuvent être ciblées... pour notre bien-être, bien sûr!
Comment est-ce possible qu'avant même qu'on ait eu la chance de s'asseoir et de réfléchir, on nous dise déjà comment régler le problème? Qui décide de comment nous devons procéder?
Après les événements du 11 septembre 2001, on a vu comment le climat de crainte et d'incertitude face à l'avenir est utilisé pour instituer la «guerre à la terreur» et envahir l'Afghanistan, l'Irak et le Liban, et justifier des crimes contre le peuple palestinien. Il a servi a institué des mesures d'État policier au Canada et aux États-Unis, entre autres. Nous voyons maintenant les conséquences du type d'arrangements mis en place pendant que les Américains pleurent la perte de leur innocence et cherchent à s'expliquer ce qui leur arrive. Gare à ceux qui voudraient remettre en question ces arrangements. Entre-temps, même si l'insécurité et l'incertitude sont devenues la nouvelle norme, les cercles officiels feignent d'ignorer qu'une bonne partie de la population se rend compte que ces mesures n'ont résolu aucun des problèmes auxquels le monde était confronté avant et après le 11 septembre. La criminalisation des points de vue politiques, de l'origine nationale, des croyances religieuses et du comportement est devenue un phénomène répandu. Maintenant George W. Bush, Stephen Harper et d'autres préparent la voie à la criminalisation de toute idéologie et croyance contraires aux leurs.
Les événements de Dawson montrent que certains jeunes sont poussés à un décrochage qui les amène à poser des gestes réellement fous et barbares. Cela n'est pas surprenant quand on sait que les dirigeants des États-Unis et du Canada agissent de la même façon, et ce au nom des plus grands idéaux. Dans le cas de l'occupation de l'Afghanistan et de l'Irak, ils justifient la torture et les massacres et disent même qu'il s'agit d'actes de courage et de bravoure. Ils déclarent leurs intentions de continuer d'agir ainsi parce qu'ils le peuvent. Quand les conséquences de cette culture se révèlent, ils déclarent que certains individus ont des problèmes de comportement et refusent d'assumer la responsabilité sociale.
Le même jour où se produisait la fusillade à Dawson, l'Armée canadienne annonçait la sortie de nouvelles annonces publicitaires pour le recrutement des jeunes. On y voit des scènes de combat en Afghanistan avec le slogan: «Combattez la peur, combattez la détresse, combattez le chaos.» Le général Rick Hillier, chef d'État major des Forces armées canadiennes, décrivait le rôle de l'armée en ces termes: «Notre job est de tuer.»
Une culture de voyou est promue à partir des plus hauts échelons. Ce n'est pas bien de tuer nos concitoyens, mais c'est correct de tuer des «sacs à m******», pour citer le général Hillier. C'est ce décrochage qui mène aux tragédies.
Lorsque la fusillade a eu lieu à l'école Columbine, à Littleton, au Colorado, Bill Clinton, qui était alors président des États-Unis, a dit: «Nous savons que nous devons faire plus pour rejoindre nos enfants et leurs enseigner à exprimer leur colère et à résoudre leurs conflits avec des mots, pas avec des armes.»
L'ex-porte-parole de la Maison Blanche, George Stephanopoulos, cite ce même Bill Clinton dans son livre All Too Human qui ordonne le bombardement de cibles civiles en Somalie:
«Clinton a dit à voix basse: "Quand ils tuent des nôtres, nous devons tuer des leurs en plus grand nombre." Puis, le visage rouge, élevant la voix et se frappant le genoux du poing, il s'est penché vers Tony [Lake, qui était alors son conseiller en matière de sécurité nationale], comme si c'était de sa faute. "Je crois en la justice de tuer les personnes qui essaient de vous faire du mal. Et je n'arrive pas à croire que nous nous laissons bousculer par ces petits m******."»
Quand l'avenir offert à la jeunesse est un avenir de chaos, de violence et d'anarchie, qui va prendre la responsabilité de ce décrochage dans lequel vivent certains de nos jeunes? Lorsque nous réfléchissons à ce qui mène des jeunes à commettre des gestes aussi désemparés, ne devrions-nous pas tenir compte du présent et de l'avenir de guerre et de militarisme et de la culture de voyou dénuée de toute responsabilité sociale qu'on impose à la société comme façon de résoudre les problèmes?
Cette société est en train de créer de très graves problèmes pour les jeunes. La loi et l'ordre, les solutions militaires et les explications faciles ne vont pas les résoudre, ils ne vont qu'empirer les choses. Quoi qu'il arrive, nous ne devons pas laisser ces événements servir à des gains politiques ou être utilisés pour imposer un ordre du jour qui va à l'encontre des intérêts de la société. Les solutions doivent être le fruit d'une vaste discussion parmi le corps politique sur l'orientation actuelle de la société et sur la façon de la changer.
Patrouille du Journal de l'Art te du Combat
Hamid MAHVI
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