L'Onu adopte à l'unanimité des sanctions contre l'Iran Iran
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L'Onu adopte à l'unanimité des sanctions contre l'Iran



 
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Nima Samoori
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Sam 23 Déc, 2006 11:08 pm     L'Onu adopte à l'unanimité des sanctions contre l'Iran

L'Onu adopte à l'unanimité des sanctions contre l'Iran


NATIONS UNIES/TEHERAN (Reuters) - Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté samedi à l'unanimité une résolution imposant des sanctions à l'Iran, dans l'espoir de faire cesser les activités d'enrichissement d'uranium menées par ce pays, soupçonné de chercher à se doter de l'arme atomique.
"Aujourd'hui, nous plaçons l'Iran dans le cercle très fermé des Etats visés par des sanctions du Conseil de sécurité", a déclaré l'ambassadeur par intérim des Etats-Unis à l'Onu, Alejandro Wolff, avant le vote des 15 membres du Conseil.

L'Iran, qui avait refusé en août de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium en échange de mesures économiques incitatives, a immédiatement rejeté la résolution en la déclarant "illégale" et en affirmant qu'elle n'affecterait en rien ses activités nucléaires "pacifiques".
La résolution 1737 exige de Téhéran qu'il cesse toute recherche sur l'enrichissement d'uranium, qui permet de produire du combustible pour les centrales électriques mais aussi des armes nucléaires. L'Iran doit aussi stopper ses activités de recherche et développement pour la fabrication des vecteurs d'armes atomiques ou des armes elles-mêmes.

Le noyau dur des sanctions est l'interdiction d'importer et d'exporter des matériaux et technologies dangereux liés à l'enrichissement de l'uranium, au retraitement et aux réacteurs à eau lourde ainsi qu'aux vecteurs de missiles balistiques.
A Téhéran, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Mohammad Ali Hosseini a déclaré à la télévision nationale que la résolution "ne peut affecter ni limiter les activités nucléaires pacifiques de l'Iran mais (...) discréditera les décisions du Conseil de sécurité".
Il a ajouté que l'Iran poursuivrait la mise en place de 3.000 centrifugeuses à Natanz, où se trouve un centre d'enrichissement d'uranium.
L'ambassadeur de l'Iran auprès de l'Onu, Javad Zarif, a accusé le Conseil de sécurité et les Etats-Unis d'appliquer deux poids, deux mesures en sanctionnant l'Iran tout en fermant les yeux sur l'arsenal nucléaire d'Israël.

La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne - qui parrainaient la résolution - ont exhorté l'Iran à reprendre les négociations. Les Etats-Unis ont quant à eux réclamé des mesures plus fermes telles qu'un arrêt des prêts consentis à l'Iran. Washington a engagé les Européens, la Russie et la Chine à agir dans le même sens.

LA RUSSIE OBTIENT DES REVISIONS

"Nous ne pensons pas que cette résolution suffise à elle seule", a déclaré le secrétaire d'Etat adjoint Nicholas Burns aux journalistes lors d'une téléconférence."Nous souhaiterions voir des pays cesser de traiter comme d'ordinaire avec l'Iran."
Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a invité les autorités iraniennes "à faire le choix du dialogue et à revenir à la table des négociations". "La France (...) ne ménagera pas ses efforts pour faire prévaloir la voie du dialogue", dit le ministre dans un communiqué.
Son homologue britannique, Margaret Beckett, a déclaré à Londres que son pays restait "déterminé à résoudre cette question par la négociation".

La résolution fait référence à l'article 41 du chapitre 7 de la Charte de l'Onu, qui rend son application obligatoire mais exclut des actions militaires - ce qu'a souligné l'ambassadeur de Russie à l'Onu, Vitali Tchourkine.
Le président Vladimir Poutine, dont le gouvernement avait hésité à soutenir la résolution et a finalement obtenu que le texte soit édulcoré, a appelé le président américain George Bush après avoir fait réviser la résolution jusqu'au dernier moment.
La Russie, qui construit pour l'Iran un réacteur à eau légère de 800 millions de dollars qui n'est pas affecté par la résolution, cherche à maintenir des liens étroits avec Téhéran tout en nourrissant des craintes sur ses ambitions nucléaires.

La résolution impose un gel des avoirs financiers détenus à l'étranger par 12 personnes et 10 organisations associées aux programmes nucléaires iraniens pour les empêcher d'acquérir des matériaux dangereux. La liste est jointe à la résolution.
Mais un grand nombre d'exemptions sont accordées, notamment pour les contrats conclus avant l'adoption de la résolution. La Russie a réussi à faire exempter de sanctions l'Organisation de l'industrie aérospatiale iranienne, qui produit des missiles, bien que trois de ses filiales restent sur la liste.

Moscou a également fait supprimer une disposition qui prévoyait l'interdiction des déplacements de certains responsables. La résolution exhorte à présent les Etats à informer le comité des sanctions du Conseil de sécurité que des personnes ou des représentants de groupes inscrits sur la liste ont quitté l'Iran et se trouvent sur leurs territoires.
Les sanctions peuvent être suspendues si l'Iran cesse ses activités d'enrichissement et revient à la table de négociation. Elles peuvent être levées si le pays respecte la totalité des directives du Conseil de sécurité et de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

France, Allemagne, Grande-Bretagne, Chine et Etats-Unis avaient proposé en juin à l'Iran une série de mesures incitatives s'il acceptait de suspendre l'enrichissement. Téhéran avait refusé en faisant valoir que les négociations n'avaient produit aucun résultat jusque-là. Par la résolution 1696, le Conseil de sécurité avait donné à l'Iran jusqu'au 31 août pour se conformer à ce qu'on lui demandait.


Amidiran
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Dim 24 Déc, 2006 6:02 am    

Citation:


L'ONU sanctionne l'Iran dans les domaines nucléaire et balistique
Par Hervé COUTURIER



NEW YORK (AFP) - Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté samedi, au bout de deux mois de négociations acharnées entre Occidentaux d'un côté, Russes et Chinois de l'autre, une résolution sanctionnant l'Iran pour son refus de suspendre ses activités nucléaires sensibles.

Adoptée à l'unanimité, la résolution 1737 impose à l'Iran des sanctions économiques et commerciales dans des domaines soigneusement délimités: enrichissement d'uranium, retraitement, projets liés aux réacteurs à eau lourde et développement des missiles balistiques.

Rédigée par les trois pays européens qui négocient avec l'Iran sur ce dossier (France, Grande-Bretagne et Allemagne), la résolution réitère l'exigence maintes fois exprimée par la communauté internationale que l'Iran suspende immédiatement ses activités sensibles.

Elle avertit Téhéran que le Conseil sera prêt à prendre d'autres mesures s'il ne s'y conforme pas dans les deux mois, ce que permettra d'établir un rapport du directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Ces éventuelles mesures supplémentaires nécessiteront toutefois une nouvelle résolution du Conseil de sécurité, aux termes du l'article 41 du Chapitre VII de la Charte de l'ONU, qui prévoit des sanctions n'impliquant pas l'emploi de la force armée.

En réaction, l'Iran a aussitôt annoncé qu'il poursuivrait son programme nucléaire et son projet d'installer 3.000 centrifugeuses dans une usine d'enrichissement d'uranium.

"Cette nouvelle résolution ne constituera pas une entrave aux progrès de l'Iran dans le domaine du nucléaire", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini.

Les Etats-Unis ont réclamé d'autres sanctions contre l'Iran. "Nous ne pensons pas que cette résolution suffise en elle-même. Nous voulons que la communauté internationale aille au-delà. Nous n'allons certainement pas mettre tous nos oeufs dans le panier onusien", a affirmé Nicholas Burns, secrétaire d'Etat adjoint pour les Affaires politiques, chargé du dossier iranien.

L'AIEA a annoncé qu'elle allait continuer à enquêter sur le programme nucléaire iranien. L'agence onusienne "va appliquer les aspects de la résolution (...) qui concernent son travail", a fait savoir son directeur Mohamed ElBaradei dans un communiqué.

Le Conseil de sécurité de l'ONU réclame un rapport au chef de l'AIEA dans les 60 jours pour savoir si l'Iran s'est conformé à la résolution. Si Téhéran se conforme à la 1737, les sanctions seront suspendues, voire levées.

Près de quatre mois ont passé depuis l'expiration de la date butoir, le 31 août, fixée à l'Iran par une précédente résolution du Conseil de sécurité, la 1696, pour suspendre l'enrichissement d'uranium sous peine de sanctions.

Amendé plusieurs fois, le texte de la résolution était en discussion depuis sa première mise en circulation au Conseil de sécurité le 23 octobre.

La Russie, qui a d'importants intérêts économiques en Iran où elle construit notamment la centrale nucléaire de Bouchehr, a durement bataillé pour atténuer les sanctions contre Téhéran.

Pressés d'aboutir avant Noël, les Européens avaient fait mercredi une concession importante à Moscou en supprimant du texte une interdiction de voyager à l'étranger, qui devait viser douze Iraniens liés aux programmes nucléaire et balistique de leur pays.

Cette mesure a été transformée en une simple restriction aux voyages de ces personnes, beaucoup moins contraignante, sur l'insistance de la Russie.

Un gel des avoirs financiers à l'étranger à l'encontre de ces douze Iraniens et de onze entités impliquées dans les mêmes activités a cependant été maintenue.

Les Etats-Unis, qui ont laissé les Européens être maîtres d'oeuvre du projet, auraient préféré un texte plus musclé.

En février, l'Iran avait cessé d'appliquer le protocole additionnel au Traité de non prolifération (TNP), qui permet un large accès aux installations nucléaires, après l'adoption par le Conseil de sécurité d'une résolution pressant Téhéran de geler l'enrichissement d'uranium.

Les grandes puissances occidentales craignent que Téhéran, sous couvert de nucléaire civil, ne cherche à se doter de l'arme atomique.

Avant le vote à l'ONU, le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu du texte au téléphone avec son homologue américain George W. Bush.

Ils ont convenu de l'"importance" de maintenir une "position commune" sur la question du programme nucléaire iranien, a indiqué la Maison Blanche.

L'Iran a, quant à lui, menacé samedi, à quelques heures du scrutin, de riposter en bloquant le travail des inspecteurs de l'AIEA, après avoir ces dernières semaines répété que rien ne l'arrêterait dans son programme nucléaire.



Et nous sommes reparti pour six mois de suspense! megalol


Amidiran
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Dim 24 Déc, 2006 8:00 am    

Et voici l'avis d'un bloggueur iranien

Citation:


December 24, 2006
Between Khamenei and Bush
It's the ultimate hypocrisy of the West to punish Iran for a crime Iran has not commited.

When no one has found the tiniest evidence of Iran breaking the non-proliferation treaty that it has signed, what international law justifies the UN security council's sanctions on Iran?

Since when the international law has been able to measure intentions of countries, if they say Iran intends to produce nuclear weapons? And how come the same UN Security council allows India, Pakistan to continue their attempts to produce and expand nuclear weaponry? (Although I repeat that I believe Iran has to produce weapons as deterrent after making peace with Israel.)

I believe Negri and Hardt are right to suggest that the new Empire, the United States, applies its dominance through supposedly neutral International organizations.

The more the clash between the West and Iran escalates, the more convinced I become that soon I have to take one side in this nasty conflict. Between Bush and Khamanei, I definitely take Khamanei's side.

Islamic Republic and Khamenei's worst is way better than anything that the United States or the European Union can bring to Iran.

And I'm saying this as a well-traveled Atheist who enjoys his best days of life in the wonderful capitals of Europe and who dreams of a secular Iran, run by a totally open democracy, with total peace with its neighbors including Israel. Not as a fanatic, religious support of Khamenei or Ahmadinejad or even Khatami.

My strong support for the reformists in Iran is more a matter of pragmatism, than an ideological one. I can't even tolerate having dinner with most of these people who still believe in God and heaven and hell -- and obviously never have tasted the joy of drinking May, or wine as it's known in Persian literature.

If the US waged a war against Iran, I'd absolutely go back and defend Iran. I can't let myself to sit down for a moment and watch they make a Baghdad out of Tehran.

Fortunately, I'm not alone.

Posted by hoder at December 24, 2006 01:50 AM| TrackBack



Le hold-up sur les richesses du Moyen-Orient et de l'Asie Centrale vont pouvoir continuer sous les égides des instances internationales!




 

 
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