Peyman
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Localisation: Paris ;)
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| Ven 04 Nov, 2005 8:19 am Art en exil, association iranienne culturelle |
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L'association art en exil se propose de faire la promotion des artistes iraniens qui sont hors du pays car l'exil n'est pas un frein à l'art.
http://www.artenexil.net/
Cette association organise régulièrement un festival de théatre iranien en exil
Ils disposent aussi d'une heure d'antenne
sur Fréquence Paris Pluriellle 106.3 FM tous les jeudis de 16h à 17h
| Citation: |
Qu’est-il advenu de ma patrie,
Pour que les prisons débordent,
De gouttes de rosées et de coquelicots au cœur sombre,
Et les survivants de ces martyrs,
Epais nuages endeuillés,
Pleurent les tulipes affligées,
Qu’est-il advenu de ma patrie ?
Pour que les fleurs soient encore en deuil ?
A la ferveur de la tornade,
Me voilà maintenant,
Plus ardente même,
Que cette tempête dévastatrice,
Et je tournoie au cœur des broussailles du désert,
Pour raviver les flammes,
Plus fortes que les gémissements du soleil de Tir ,
Surgies des entrailles des terres oubliées,
Pour que, des tranchées des gorges,
S’envole une nuée de colère et de sang,
Sur le couchant calciné de la finitude.
C’est mon cri,
C’est mon cri qui résonne dans les plaines,
Et bouleverse la poussière de 16 années de silence,
Et frappe de mille gifle les eaux de Oman,
C’est mon cri qui nettoie les cendres du temps,
Enfantées par la colère des jours passés.
Après toi, Ô…
Ô dernier astre anéanti,
Ô divin Khosrow ,
Toi qui était foudre et crainte pour le trône des monarques,
Moi, je ne suis rien,
A part une mitraillette traversant la révolution,
Qui s’effondre dans le sang de cette florissante jeunesse,
Vide, nue et ensanglantée,
Et qui renaît,
Telle une épine,
Sur des collines de rosiers,
Destinée à l’œil du temps,
Rappelant ainsi le meurtre des révoltés en colère,
Commis par l’armée de l’envahisseur, ce nazi,
Ce Tsar,
Ô éternelle colère, ô colère,
Le soleil d’explosion, ô colère,
Pour que les bourreaux dissimulés,
En uniforme,
Comme mille vautours, ô colère,
Comme mille chevaux au crin flottant,
Le sang a coagulé sur ces ruines,
Que coule,
Que coule la colère,
Ô colère comme la lave du volcan,
Sur la nuit brisée de l’invasion,
Mais, regrets et malheur car ses Gabriels,
Descendent de toute part,
Et rongent les jeunes cœurs palpitants,
Avec leur regard, leurs griffes acérées et leurs dents,
Et souillent,
Par le sang de cette tribu leurs poignes assassines,
Avec autant de héros,
Avec autant de martyrs,
Qu’est-il advenu de ma patrie ?
Pour qu’à travers les ruelles ensanglantées et embrasées,
Par l’extrémité d’une arme,
Par la cruauté du soulèvement,
Les multiples déshérités ne viennent pas se venger.
Le regard patient des hommes éclate en sanglot,
Cela fait bien longtemps,
Que le cœur de l’amour,
Est brisé dans les retraits des geôles,
Les cris et les chants ont tant retenti dans cette cage,
Que de ces blessures les gorges en furent closes,
Ô main de révolte,
La forte poigne du peuple,
Lumineuse poigne,
Qu’est-il advenu de ma patrie ?
Tir : quatrième mois du calendrier persan, premier mois d’été. De plus, c’est l’homonyme de « balle d’arme à feu ».
Khosrow : Roi de la Perse antique, et également référence à Khosrow Golésorkhi qui était un membre actif de l’opposition au régime de Mohammad Réza Shah Pahlavi et qui fût exécuté
Saïd SOLTANPOUR Poète, écrivain de pièces de théâtre engagé, qui au printemps 1981
fût exécuté au soir de son mariage.
Traduit du persan par l’Association Art en exil
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