Darius57
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| Jeu 08 Fév, 2007 10:35 am Comme si on avait que ça a faire... |
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Six mois après la guerre, 21 des 90 ouvrages détruits ont été réhabilités
En pleine confrontation, les États-Unis et l’Iran reconstruisent les ponts au Liban
Les États-Unis et l’Iran, en pleine confrontation politico-diplomatique dans la région et au Liban, se taillent la part du lion parmi les contributeurs étrangers dans la reconstruction des 90 ponts détruits ou endommagés par l’armée israélienne lors de la guerre de l’été dernier contre le Hezbollah, rapporte l’AFP dans un article signé Joëlle Bassoul.
Cette entreprise de reconstruction et de réhabilitation devrait coûter plus de 80 millions de dollars et s’étaler sur deux ans, ont indiqué des sources officielles libanaises.
Les États-Unis ont pris en charge l’ouvrage le plus cher, le pont de Mdeirej, sur la route de Damas. L’Iran a entrepris de son côté de réhabiliter et reconstruire pas moins de 17 ponts, situés en majorité dans les régions à dominante chiite, au Liban-Sud et dans la Békaa, mais pour un coût nettement moins élevé.
Six mois après la fin des combats, 21 ponts ont été achevés, plusieurs autres sont en chantier et au moins une dizaine attendent le début des travaux, explique Élias Hélou, l’ingénieur chargé du dossier au Conseil du développement et de la reconstruction (CDR).
« La situation est sensible car les ponts touchés sont des axes vitaux pour le transport local et international via la route Beyrouth-Damas », dit-il.
Ainsi, les travaux au pont de Mdeirej, le plus haut du Proche-Orient, qui relie Beyrouth à la Békaa, la Syrie et l’hinterland arabe, prendra plus de temps.
L’Agence américaine pour le développement international (USAid) s’est engagée à reconstruire l’ouvrage inauguré en 1998, avec ses piliers de 70 mètres, et un accord a été conclu avec une entreprise américaine.
« Sa réhabilitation prendra en moyenne deux ans et demi et coûtera plus de 20 millions de dollars », précise M. Hélou. La construction du pont, long de 220 mètres, et du tronçon d’autoroute long de cinq km, avait coûté au total 56 millions de dollars. En comparaison, les ponts pris en charge par l’Iran devraient coûter quelque 3 millions de dollars, mais ils ne sont pas moins importants en raison de leur nombre élevé.
Le CDR a été chargé de la reconstruction de 45 ponts, dont les grands ouvrages, alors que le ministère des Travaux publics s’occupe du reste.
« Pour le CDR, le coût direct de construction s’élévera à 70 millions de dollars et le ministère s’acquittera d’environ 15 millions », ajoute M. Hélou.
Les premiers chantiers ont été lancés début septembre, une fois les études sur l’étendue des dégâts complétée et les problèmes techniques surmontés. « Pour les ponts construits dans les années 1960, c’était très difficile de trouver les plans d’origine », selon M. Hélou. Résultat : environ 20 ponts ont besoin d’être totalement reconstruits, alors que les autres ont été lourdement endommagés.
L’Italie, l’Arabie saoudite et la Grèce ont aussi financé des projets, alors que les donateurs privés libanais, institutions comme individus, se sont empressés de manifester leur intérêt. À elle seule, la famille de Rafic Hariri a pris en charge 22 ponts.
La société française de travaux publics Freyssinet international – seule société étrangère, avec l’entrepreneur américain, à avoir été chargée directement de travaux sur le terrain avec un partenaire libanais – doit réhabiliter le pont de Maameltein, le plus important au nord de Beyrouth, pour 3 millions de dollars.
À l’instar de ce pont dont la réhabilitation est « sponsorisée » par le Casino du Liban, le financement des projets est indirect, révèle M. Hélou. Le bailleur de fonds choisit et paie dans la plupart des cas l’entrepreneur qui réalise les travaux, le CDR se contentant d’une supervision technique.
Juste après la guerre de l’été, le ministère des Travaux publics avait reconstruit en toute hâte quelques-uns de ces ouvrages pour rétablir la circulation alors que la France, la Grande-Bretagne et la Russie avaient envoyé des ponts métalliques temporaires.
poole moft

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