En Irak, des Kurdes s'entraînent pour combattre l'Iran Iran
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En Irak, des Kurdes s'entraînent pour combattre l'Iran



 
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Pary
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Jeu 08 Fév, 2007 5:22 pm     En Irak, des Kurdes s'entraînent pour combattre l'Iran

jeudi 8 février 2007


En Irak, des Kurdes s'entraînent pour combattre l'Iran

MONTAGNES DE QANDIL, Irak (AP) - Au coeur des montagnes du nord de l'Irak résonnent des tirs de mitrailleuses. Des recrues du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) s'entraînent apparemment librement, bien que leur organisation soit considérée comme un groupe terroriste par Washington et la Turquie. Leur objectif: combattre l'Iran.

En fait, ces peshmergas, hommes et femmes, appartiennent au Parti pour une vie libre au Kurdistan (PEJAK), branche créée en 2004 par le PKK pour parvenir par la force à une autonomie kurde en Iran.
Quelque 35 millions de Kurdes vivent dans une région à cheval sur quatre pays, la Turquie, l'Irak, l'Iran et la Syrie.

Les combattants du PEJAK s'entraînent dans les montagnes du Kurdistan irakien sans être inquiétés par les forces kurdes irakiennes ou les soldats américains. Le groupe suscite d'intenses spéculations, certains estimant qu'il est utilisé pour nuire aux intérêts de Téhéran. En novembre, le journaliste américain Seymour Hersh affirmait même dans le "New Yorker" que le PEJAK bénéficiait du soutien des Etats-Unis et d'Israël, qui redoutent les ambitions nucléaires de l'Iran.

Le groupe dit lancer régulièrement des raids à l'intérieur de l'Iran, qui de son côté riposte par des tirs d'artillerie. En octobre, le quotidien en langue anglaise "Iran Daily", publié par l'agence de presse officielle iranienne, rapportait que le PEJAK avait ainsi tué des dizaines de soldats iraniens.


Israël nie tout lien avec le groupe kurde. :/ Meir Javedanfar , un expert iranien basé dans l'Etat hébreu, note toutefois que les autorités israéliennes entretiennent des relations de longue date avec le leader kurde irakien Mustafa Barzani, et ajoute: "Il ne serait pas surprenant de découvrir qu'Israël utilise les régions kurdes d'Irak pour nuire à l'influence de l'Iran en Irak (...) et affaiblir le gouvernement iranien."

Au camp d'entraînement du PEJAK, dans les montagnes de Qandil, épine dorsale qui court le long de la frontière septentrionale de l'Irak avec la Turquie et l'Iran, le commandant Hussein Afsheen dit ne rien savoir d'un quelconque financement américain. "Le PKK offre un soutien idéologique et logistique", souligne-t-il.

Le camp est destiné à endurcir les nouvelles recrues. Les conditions de vie sont spartiates. La journée commence à 5h dans l'obscurité et le froid par un rituel d'allégeance à la cause kurde.

Soztar Afreen, une Syrienne de 22 ans, raconte que les premiers mois furent difficiles. "Le travail physique est dur mais, une fois qu'on s'y est habitué, ça devient plus facile", dit la jeune femme. Les recrues apprennent à tirer avec des pièces d'artillerie, des lance-roquettes et des fusils automatiques. On leur enseigne également à tendre des embuscades.

Beaucoup de temps est également consacré à la formation idéologique, marquée à gauche, et aux réflexions sur la cause kurde d'Abdullah Ocalan, fondateur du PKK, qui purge une peine de prison à vie en Turquie. Dans le camp, on souligne que la pensée du leader historique a évolué, passant d'une revendication d'indépendance à une demande d'autonomie.

Le PEJAK prône l'égalité des sexes, inhabituelle dans cette région. Le camp a ainsi deux chefs: un homme et une femme. Le premier, Hussein Afsheen, un Kurde de Turquie, a rejoint le PKK à l'âge de 19 ans en 1990 après que l'armée turque eut brûlé sa maison et tiré sur des habitants de sa ville, raconte-t-il.

L'alter ego d'Afsheen, Beridom Dersim, jeune femme de 32 ans, a grandi en Autriche. "Ce que je voulais, je ne pouvais le trouver en Turquie ou en Europe. Le PKK m'a donné des réponses sur moi-même, sur mes origines", explique-t-elle.

Contrairement à Soztar Afreen la Syrienne, elle n'a pas eu la bénédiction de sa famille pour rejoindre la guérilla, et son père, un fonctionnaire turc, s'est retrouvé en fauteuil roulant après avoir été torturé, dit-elle.



Azadeh
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Jeu 08 Fév, 2007 6:14 pm    

Citation:
Le PEJAK prône l'égalité des sexes, inhabituelle dans cette région.


Je ne sais pas à quel point cette remarque est vraie. Chez les kurdes, et surtout chez les kurdes armés (qu'il s'agisse des îlât ou des combattants politiques) cette égalité était toujours à peu près respectée.

Je me demande si le P.D.K.I. (le parti dirigé par Ghassemlou dans les années 70's) existe encore qu'est-ce qu'ils pensent de tout ça ? Ils revendiquaient pas mal leur identité iranienne à l'époque ...



Xerxes
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Inscrit le: 24 Juin 2006
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Ven 09 Fév, 2007 8:51 am    

que les kurdes s'entendent entre eux deja. pour le reste... Cool




 

 
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