Disparition mystérieuse d’un iranien Iran
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Disparition mystérieuse d’un iranien



 
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Comiran
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Mer 07 Mar, 2007 6:22 pm     Disparition mystérieuse d’un iranien

Disparition mystérieuse d’un iranien

La disparition mystérieuse en Turquie d’un ancien vice-ministre iranien de la Défense ravive des émotions en Israël. L’homme politique iranien aurait été enlevé par des agents du Mossad ou par la CIA car il détiendrait des informations précieuses sur le programme nucléaire iranien ainsi que sur le destin d’un héros national israélien : le lieutenant de l’armée de l’air, Ron Arad, disparu il y a plus de vingt ans et dont l’Etat juif a perdu la trace. Mais selon d’autres sources, l’ex-ministre iranien aurait fait défection aux Etats-Unis.



Où est passé Ali Reza Asghari ? Cet ancien vice-ministre iranien de la Défense et haut responsable des Gardiens de la révolution a été vu pour la dernière fois le 7 février, descendant dans un grand hôtel à Istanbul. Selon différents médias turcs, les traces de l’homme politique se perdent là, dans le hall de cet établissement de luxe, en plein centre ville. Le quotidien Hurriyet croit savoir que deux étrangers se seraient rendus la veille, le 6 février, à la réception de l’hôtel. Ils auraient ensuite réservé une chambre au nom d’Asghari et payé la totalité de la facture en liquide. L’Iranien serait arrivé à l’hôtel le lendemain et n’aurait pas été revu depuis.

C’est aussi une des thèses soutenues par le journal israélien Haaretz. Selon ce quotidien, Asghari aurait posé ses valises dans sa chambre avant de quitter l’hôtel et de disparaitre. Haaretz affirme avoir de sérieuses raisons de supposer que l’ancien ministre iranien a été victime d’un enlèvement de la part d’agents secrets israéliens ou américains, du Mossad ou de la CIA. Apparemment, c’est aussi l’avis affiché par les autorités à Téhéran : «Il est possible que l’ancien vice-ministre de la Défense Ali Reza Asghari ait été enlevé par les services de renseignement occidentaux», a ainsi déclaré le chef de la police iranienne, Ismail Ahmadi-Moghaddam, ce mardi.

En effet, l’expérience et le passé de cet Iranien de 63 ans font de lui une cible plus qu’attractive pour les deux services secrets.

Si Ali Reza Asghari se trouvait aux mains des Israéliens, ceux-ci devraient tenter par tous les moyens d’obtenir de lui des informations permettant de faire la lumière sur la disparition d’un de leurs héros nationaux, Ron Arad. Le destin de ce lieutenant de l’armée de l’air - capturé en 1986 près de Saïda au sud du Liban par la milice libanaise chiite Amal - est devenu un symbole pour l’Etat hébreu qui essaie vainement depuis plus de vingt ans de le libérer. Par le passé, des informations non officielles avaient fait état d’un transfert d’Arad vers les Iraniens qui le détiendraient depuis les années 1990 soit au Liban, soit en Iran.

Plusieurs scénarios pour cette disparition

Ali Reza Asghari, l’Iranien disparu en Turquie il y a quelques semaines, se trouvait justement à la tête des services iraniens, au Liban, pendant les années 1990. En tant que général des Gardiens de la révolution islamique, il a été chargé des relations entre le Hezbollah libanais et le régime de Téhéran. Le Mossad pourrait alors avoir un motif d’enlèvement en espérant enfin obtenir des informations sur le destin du soldat Ron Arad. Israël a démenti toute implication dans la disparition d’Asghari, mais a tout de même renforcé les mesures de sécurité autour de ses ambassades à l’étranger par crainte de représailles de la part de l’Iran.

D’autre part, l’ancien vice-ministre iranien pourrait également s’avérer une source précieuse pour les Renseignements américains. Par sa fonction au ministère de la Défense, il est devenu un fin connaisseur du programme nucléaire de la République islamique. Aux yeux de la CIA, Asghari constitue ainsi le client parfait pour éclairer les experts du Pentagone sur l’avancée exacte de la technologie nucléaire iranienne et sur le temps dont Téhéran a encore besoin pour s’équiper de la bombe. Dans le contexte tendu que connaît actuellement le dossier du nucléaire iranien, inutile de souligner que ses informations précises seraient infiniment précieuses aux Etats-Unis.

Et si Ali Reza Asghari n’avait pas été enlevé ? Si, bien au contraire, il avait délibérément décidé de changer de camp ? Par conscience politique ou par intérêt, qu’importe ? Le quotidien turc Milliyet cite des responsables anonymes dans les services secrets et la police turcs selon lesquelles Asghari serait en fait un opposant au régime iranien. L’analyste israélien Menashe Amir croit même savoir que l’Iranien n’était pas seul avant sa disparition : «Sa femme et ses enfants ont réussi à quitter l’Iran», a déclaré ce spécialiste sur la radio de l’armée israélienne, sans donner le nom de ses sources.

Le quotidien pan-arabe Al-Sharq Al-Awsat enfin rapporte quelques sources bien placées affirmant qu’Ali Reza Asgari serait déjà en route pour les Etats-Unis auxquels il aurait demandé l’asile politique.





par Stefanie Schüler



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Mer 07 Mar, 2007 10:28 pm    

Citation:
L'Iranien disparu a probablement fait défection à l'Ouest (ex-chef Mossad)
07.03.07 | 16h45


n ancien chef du Mossad israélien, Dany Yatom, a déclaré mercredi que le général iranien Ali Reza Asghari, dont on a perdu récemment la trace en Turquie, a probablement fait défection à l'Ouest, "peut-être aux Etats-Unis".

"Ali Reza Asghari a probablement fait défection à l'Ouest, peut-être aux Etats-Unis", a déclaré à la radio militaire Dany Yatom, chef du Mossad, les services de renseignements israéliens, de 1996 à 1998, et aujourd'hui député travailliste.



"Et s'il est passé aux Etats-Unis, il y a des chances que tôt ou tard les informations qu'il pourrait fournir soient transmises à Israël. Il a eu un rôle de premier plan pendant de longues années au Liban en tant que commandant des Gardiens de la révolution et il en sait également long sur Ron Arad", a-t-il ajouté.

Ron Arad, dont l'avion avait été abattu lors d'un survol du Liban en 1986, avait été capturé par des militants du mouvement chiite libanais Amal, avant que sa trace ne soit perdue. Israël n'exclut pas qu'il soit détenu en Iran, ce que Téhéran dément.

Un voile de mystère continue d'entourer la disparition d'Asghari après un séjour en février Turquie, Téhéran accusant les renseignements occidentaux de l'avoir enlevé et les médias israéliens allant jusqu'à suggérer que son rapt aurait pu être l'oeuvre du Mossad.

Citant "une source militaire iranienne", le quotidien panarabe Asharq Al-Awsat a pour sa part affirmé que Asghari "se trouve actuellement dans un pays de l'Europe du nord, sous les auspices des Américains".

"Son interrogatoire est en cours en vue de le transférer aux Etats-Unis", a ajouté la source militaire anonyme citée par le journal. Selon elle, Asghari est le conseiller en chef du ministère de la Défense iranien "pour les affaires stratégiques et les achats d'armement".

Selon la presse israélienne, il aurait aussi été chargé des "missions spéciales" menées au Liban par les Gardiens de la révolution, un corps d'élite considéré comme l'armée idéologique de l'Iran, à l'époque de la capture d'Arad, et serait également au fait du programme nucléaire iranien. M. Asghari aurait également servi d'agent de liaison avec le Hezbollah libanais.


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