Doni
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| Mer 04 Avr, 2007 5:46 pm |
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Un geste pour Londres, un geste pour Washington
Durant les dernières heures, le ton s'était singulièrement détendu entre Londres et Téhéran, et les deux parties avaient affiché leur volonté de résoudre la crise par la voie diplomatique. Sitôt après l'annonce du président iranien, le gouvernement britannique a fait part de sa satisfaction et a indiqué se préoccuper dans l'immédiat des modalités de rapatriement des militaires retenus par Téhéran.
Ayant annoncé la libération des marins britanniques, le président iranien, dans un geste appuyé d'ouverture à destination des Etats-Unis, a indiqué au cours de la même conférence de presse que l'Iran pourrait envisager des relations avec Washington, pour peu que l'administration Bush change d'attitude à l'égard de Téhéran. La Maison Blanche a simplement indiqué suivre "de près" la situation des marins britanniques.
L'administration américaine est restée en retrait dans cette affaire, laissant le gouvernement Blair opérer, dans le souci évident de ne pas compliquer la situation compte tenu des relations tendues entre Washington et Téhéran. Le président George W. Bush avait cependant qualifié la capture "d'inexcusable" et "d'indéfendable", et exclu tout échange entre les soldats britanniques et cinq Iraniens détenus en Irak par les forces américaines. Néanmoins, un diplomate iranien enlevé deux mois auparavant dans le centre de Bagdad - un rapt dont les Etats-Unis et l'armée irakienne refusaient d'endosser la responsabilité - a opportunément retrouvé la liberté mardi ; et de manière tout aussi opportune, un représentant de Téhéran a été autorisé à rencontrer les cinq Iraniens arrêtés le 11 janvier dernier par les forces américaines à Erbil.
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