Pary
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| Jeu 12 Avr, 2007 11:34 am |
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jeudi 12 avril 2007
Le chercheur français retenu en Iran, autorisé à quitter le pays
TEHERAN (AFP) - Le chercheur français Stéphane Dudoignon retenu contre son gré en Iran, a récupéré son passeport et devrait quitter le pays vendredi , a indiqué jeudi à l'AFP un diplomate français.
"Il a récupéré son passeport et ses affaires personnelles, et est muni d'un visa de sortie", a dit ce diplomate, sous couvert de l'anonymat. Il a ajouté que le chercheur devrait quitter le pays vendredi matin à destination de la France.
Spécialiste de l'islam contemporain en Asie Centrale et s'intéressant à la minorité sunnite en Iran, M. Dudoignon avait été appréhendé le 30 janvier alors qu'il photographiait une procession religieuse dans la province sensible du Sistan-Balouchistan (sud-est), située à la frontière avec le Pakistan et l'Afghanistan.
Dimanche dernier, le porte-parole de la diplomatie iranienne Mohammad Ali Hosseini avait laissé entendre que l'affaire serait bientôt réglée. "Comme vous le savez, il n'a pas été arrêté. Il a eu des actes contraires aux objectifs de son voyage. Son passeport a été saisi et malgré les congés du nouvel an iranien, les responsables ont suivi l'affaire et nous espérons que ce problème sera bientôt réglé", avait dit le porte-parole.
La région où a été interpellé M. Dudoignon a été le théâtre d'une série d'attentats et de rapts attribués au groupe sunnite Joundallah. Le 14 février, un attentat à la voiture piégée a tué onze membres du corps d'élite des Gardiens de la révolution à Zahédan. Téhéran accuse les extrémistes de ce groupe d'être liés aux services secrets américains et britanniques.
Dans un témoignage au quotidien Le Figaro, M. Dudoignon avait expliqué avoir été interrogé par les services iraniens de renseignement après son interpellation.
Selon lui, un agent lui aurait lancé: "C'est très intéressant, le sujet sur lequel tu travailles, mais on ne veut pas que ça sorte". Il lui était aussi reproché d'avoir rendu visite aux membres d'une madrassa (école coranique) locale "pas nette", selon l'agent, et d'être allé à Konarak, "considérée comme une zone militaire interdite".
"Mais le problème c'est qu'il n'y avait aucun signe précisant la sensibilité de cette zone", s'était-il défendu, en affirmant que les autorités étaient toujours "au courant" de ses activités. Le chercheur, marié à une Iranienne, avait expliqué aussi avoir été convoqué dix jours plus tard à Téhéran au bureau des ressortissants étrangers, où on lui avait dit: "la prochaine fois que tu souhaites revenir en Iran, c'est pour voir ta belle-famille, c'est tout".
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