Trois Irano-Américaines "harcelées" par le régime Iran
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Trois Irano-Américaines "harcelées" par le régime



 
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Ven 11 Mai, 2007 3:34 pm     Trois Irano-Américaines "harcelées" par le régime

Trois Irano-Américaines "harcelées" par le régime iranien, selon Washington
WASHINGTON - Les Etats-Unis ont réclamé mercredi la libération de trois Irano-Américaines retenues de force en Iran, dont l'une a été incarcérée à Téhéran, protestant contre le "harcèlement" dont elles sont victimes de la part du régime.

"Nous voulons qu'elles puissent retrouver leur famille" aux Etats-Unis, a déclaré à la presse le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.

"Il y a eu beaucoup de questions dans les médias sur les raisons pour lesquelles plusieurs personnes sont victimes de harcèlement de la part du régime iranien", a-t-il ajouté. "Je ne les connais pas, mais cela donne une idée du régime auquel nous avons affaire".

Haleh Esfandiari, qui dirige le programme d'études sur le Moyen-Orient au Woodrow Wilson International Center for Scholars, à Washington, a été arrêtée mardi à Téhéran et incarcérée à la tristement célèbre prison d'Evin, où sont emprisonnés les détenus politiques, a indiqué le centre de recherche dans un communiqué.

Aucune information n'a été divulguée sur ce qui lui est reproché, a précisé le Woodrow Wilson International Center.

Mme Esfandiari, qui dispose de la double nationalité iranienne et américaine, vit aux Etats-Unis depuis plus de 25 ans. Elle s'était rendue fin 2006 en Iran pour rendre visite à sa mère, âgée de 93 ans, mais n'a depuis pas été autorisée à quitter le territoire iranien.

Selon M. McCormack les autorités iraniennes ont confisqué les passeports de deux autres Irano-Américaines pour les empêcher de quitter le pays, notamment une journaliste de la radio officielle américaine en farsi Radio Farda, Parnaz Azima, arrivée en Iran en janvier pour voir elle aussi sa mère malade.

Une troisième femme disposant de la double nationalité, qui refuse d'être identifiée, est retenue en Iran dans les mêmes conditions, a-t-il ajouté.

Mmes Esfandiari et Azima "sont toutes deux grand-mères", a souligné M. McCormack. "Je ne vois pas ce que le gouvernement iranien a à craindre de ces personnes".

Il a indiqué que le département d'Etat aiderait les familles de ces Irano-Américaines, mais laissé entendre que l'administration américaine agirait discrètement, par souci d'efficacité.

"Je dirai simplement que nous travaillons en étroite coopération avec les familles et que nous voulons faire ce qui est le plus efficace pour que ces personnes rentrent et retrouvent leur famille", a-t-il déclaré.

"Ce sont des personnes qui ne menacent pas le peuple ou le gouvernement iraniens", a poursuivi M. McCormack. "Elles ont fait de multiples allers-retours entre les Etats-Unis et l'Iran. Si le régime souhaite harceler ces personnes innocentes, cela donne donc une idée du genre de gouvernement auquel nous avons affaire", a-t-il conclu.

L'Iran tolère mais ne reconnaît pas officiellement la double nationalité.

Outre ces trois femmes, Washington a demandé à Téhéran des informations sur un ancien agent du FBI, Robert Levinson, qui a disparu début mars en Iran après avoir visité l'île de Kish, dans le sud du pays.

L'épouse de M. Levinson, Christine, a rencontré mercredi plusieurs responsables du département d'Etat pour faire un point sur les efforts déployés par l'administration américaine pour retrouver son mari, a indiqué M. McCormack.

Les Etats-Unis n'entretiennent pas de relations diplomatiques avec l'Iran et la Suisse, qui représente leurs intérêts à Téhéran, a demandé aux autorités iraniennes des informations sur le sort de M. Levinson, mais les Iraniens ont assuré n'avoir aucune information à son sujet.

Les Etats-Unis se sont alors tournés vers trois pays alliés, qu'ils n'ont pas nommés, pour faire pression sur le gouvernement iranien afin qu'il accentue ses efforts.

"Nous n'avons eu aucune nouvelle, ni du gouvernement iranien ni des autres pays", a indiqué M. McCormack.

(©AFP / 09 mai 2007 21h41)





 

 
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