Les raisons pour lesquelles Israel m'en veut Iran
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Les raisons pour lesquelles Israel m'en veut



 
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Blowmywhistle
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Dim 20 Mai, 2007 3:14 am     Les raisons pour lesquelles Israel m'en veut

Azmi Bishara

Je suis un Palestinien, né à Nazarath, je suis citoyen israélien et jusqu'à il y a un mois, j'étais député au parlement israélien.

Mais désormais, par un de ces ironies de l'histoire qui ne manque pas d'évoquer l'affaire Dreyfus, en France, qui vit un juif français se faire accuser de déloyauté envers l'Etat, le gouvernement israélien m'accuse de collaboration avec l'ennemi durant la guerre calamiteuse livrée par Israël contre le Liban, en juillet dernier.

Apparemment, la police israélienne me soupçonne d’avoir transmis des informations à un agent étranger, et d’avoir été payé pour ce faire.

D’après la loi israélienne, quiconque, qu’il s’agisse d’un journaliste ou d’un de vos amis personnels, peut être qualifié d’"agent étranger" par l’appareil de l’exécutif israélien.

Ce genre d’accusation peut conduire à l’emprisonnement à vie, voire à la peine capitale.

Ces allégations sont ridicules. Inutile de préciser que le Hezbollah, l’ennemi d’Israël au Liban, a réuni, tout seul, comme un grand, bien plus d’informations concernant Israël qu’un quelconque député arabe à la Knesset n’aurait pu lui en fournir.

De plus, contrairement à ces gens, au parlement israélien, qui ont été impliqués dans des violences, je n’ai jamais recouru à la violence, ni participé à une quelconque guerre. Mes instruments de persuasion, en revanche, sont simplement les mots, dans mes livres, mes articles et mes discours.

Ces accusations répandues avec tambour et trompettes, que je rejette et que je dénie catégoriquement, ne sont que le dernier avatar d’une série de tentatives de me réduire au silence, moi et d’autres impliqués comme moi dans la lutte des citoyens arabes d’Israël en vue de vivre dans un Etat de tous ses citoyens, et non dans un Etat [comme actuellement, Israël, ndt] qui accorde aux juifs des droits et des privilèges qu’il dénie aux non-juifs.

Quand Israël fut créé, en 1948, plus de 700.000 Palestiniens en furent chassés, ou s’enfuirent, terrorisés. Ma famille se trouvait parmi la minorité qui échappa à ce sort funeste et demeura dans le pays où nous vivions depuis très longtemps.

L’Etat israélien, créé exclusivement pour des juifs, s’ingénia immédiatement à faire de nous des étrangers dans notre propre pays.

Durant les dix-huit premières années de l’existence d’Israël, bien qu’étant citoyens israéliens, nous avons été soumis à un régime militaire, et nous avons été contraints d’exhiber nos papiers d’identité spéciaux lors de nos moindres déplacements.

Nous avons vu des villes juives israéliennes pousser comme des champignons sur les ruines de villages palestiniens détruits.

Aujourd’hui, nous représentons un cinquième de la population totale d’Israël. Oh, certes, nous ne nous abreuvons pas à des fontaines séparées, ni nous ne sommes contraints de nous asseoir au fond des autobus.

Nous votons, et nous pouvons être élus au Parlement. Mais nous sommes en butte à une discrimination légale, institutionnelle et informelle, dans tous les domaines de notre existence.

Plus de vingt textes de loi israéleins privilégient de manière explicite les juifs par rapport aux n on-juifs. Ainsi, la loi dite "du retour" reconnaît automatiquement la citoyenneté israélienne aux juifs venus d’où que ce soit dans le monde entier.

Pourtant, les réfugiés palestiniens se voient encore dénier leur droit à revenir dans le pays qu’ils furent contraints à fuir en 1948.

La loi fondamentale sur la Dignité humaine et les Libertés, ainsi que la "Déclaration des droits" d’Israël donnent de l’Etat la définition d’un Etat "juif", et non d’un Etat de tous ses citoyens. Ainsi, Israël est plus fait pour des juifs habitant Los Angeles ou Paris que pour ses habitants indigènes palestiniens.

Israël reconnaît lui-même être un Etat d’un groupe religieux particulier. Quiconque est attaché à la démocratie reconnaîtra immédiatement qu’une citoyenneté égale ne peut exister, dans ces conditions.

La plupart de nos enfants fréquentent des écoles qui sont non seulement séparées, mais de statut inférieur aux écoles israéliennes.

D’après des sondages d’opinion récents, les deux tiers des Israéleins juifs refuseraient d’avoir pour voisin un Arabe, et près de la moitié d’entre eux n’admettraient pas de Palestiniens chez eux.

J’ai vraisemblablement pris des gens à rebrousse-poil, en Israël. Non content de m’exprimer sur les sujets évoqués plus haut, j’ai affirmé les droits du peuple libanais et ceux des Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza à résister à l’occupation militaire illégale d’Israël. En effet, je suis incapable de voir dans ceux qui se battent pour la liberté des ennemis.

Cela peut déranger certains Israéliens juifs, mais ils ne peuvent pas plus dénier notre histoire et notre identité que nous ne saurions nier les attaches qui les lient aux juifs dans le monde entier.

Après tout, ce n’est pas nous ; ce sont bien les juifs qui ont immigré dans ce pays. A des immigrants, on peut demander de renoncer à leur ancienne identité, en échange d’une citoyenneté égale. Mais nous ne sommes en aucun cas des immigrés.

Durant mes années de mandat à la Knesset, l’avocat général m’a mis en examen pour avoir exprimé mes opinions politiques (sans mention d’aucune charge), il a exercé des pressions pour que mon immunité parlementaire soit révoquée, et il a cherché (en vain) à invalider la participation de mon parti politique aux élections.

Tout ça, parce que je pense qu’Israël devrait être un Etat de tous ses citoyens, et parce que j’ai pris la parole afin de dénoncer l’occupation militaire israélienne.

L’an dernier, le ministre Avigdor Lieberman, un immigré de Moldavie, a déclaré que les citoyens palestiniens d’Israël "n’avaient pas leur place ici", que nous devons "faire notre baluchon et dégager".

Après ma rencontre avec un dirigeant du Hamas palestinien, Lieberman en appela à ma condamnation à mort et à mon exécution.

Les autorités israéliennes essaient de m’intimider. Et pas seulement moi, mais tous les citoyens palestiniens d’Israël. Mais nous ne nous laisserons pas intimider. Nous ne baisserons pas la tête devant un esclavage définitif sur la terre de nos ancêtres, ni nous n’accepterons d’être coupés de nos voisins du monde arabe.

Les dirigeants de notre communauté se sont réunis, récemment, afin de publier un projet d’un Etat exempt de toute discrimination ethnique et religieuse dans tous les domaines. Si nous nous détournions aujourd’hui de notre marche vers la liberté, nous livrerions les générations futures à la discrimination dont nous souffrons depuis plus de soixante ans.

Les Américains connaissent, de par leur propre histoire de discrimination institutionnalisée, les diverses tactiques qui ont été utilisées contre les dirigeants des droits civiques.

Cela va des mises sur écoute téléphonique, en passant par la surveillance policière, la diffamation politique et la criminalisation du dissentiment au moyen d’accusations fallacieuses. Israël persiste à recourir à ces tactiques, en des temps où le monde ne tolère plus de telles pratiques, qu’il considère incompatibles avec la démocratie.

Pourquoi, dès lors, le gouvernement américain continue-t-il à soutenir mordicus un pays dont l’identité et les instituions mêmes sont fondées sur une discrimination ethnique et religieuse qui fait de certains de ses propres citoyens des victimes ?
notes

Traduction : Marcel Charbonnier

Source : Los Angeles Times



Blowmywhistle
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Dim 20 Mai, 2007 3:27 am    

http://en.wikipedia.org/wiki/Alison_Weir

Israël: fouilles à nu sur les femmes et les enfants

28/04/2007

Les fonctionnaires israéliens ont régulièrement fouillé à nu les enfants pendant des décennies, dont certains d'entre eux sont des citoyens américains.
Alors que les organisations qui se concentrent sur Israel-Palestine sont au courant depuis longtemps que les fonctionnaires israéliens aux frontières fouillent régulièrement à nu les hommes et les femmes, If Americans Knew semble être la première organisation qui ait spécifiquement enquêté sur le sujet.

Au cours de son enquête sur les fouilles des femmes, If Americans Knew a été étonné d'apprendre que les fonctionnaires israéliens fouillaient également à nu des fillettes de 7 ans et même parfois plus jeunes.
Selon les femmes interrogées aux Etats-Unis, en Israel, en Cisjordanie et à Gaza, les fonctionnaires israéliens aux frontières forcent périodiquement des femmes Chrétiennes et Musulmanes de tous âges à enlever leurs vêtements et à se soumettre à des fouilles. Dans certains cas, les enfants "sont touchés" par les fonctionnaires israéliens. Parfois des mères et leurs enfants sont fouillées à nu ensemble, d'autres fois, les petites filles sont enlevées à leurs parents pour être fouillées à nu seules. Les femmes doivent enlever leurs serviettes hygiéniques avec leurs petites filles à leurs côtés. Parfois les femmes sont fouillées à nu en présence de leurs jeunes fils. Toutes font part d'un profond sentiment d'humiliation. Beaucoup décrivent en larmes leur sentiment de rabaissement.
"Je me rappelle avoir pleuré et appelé ma mère", dit la journaliste de Gaza, Laila El-Haddad , en racontant une expérience qu'elle a vécu lorsqu'elle avait 12 ans, en espérant que sa mère pourrait convaincre le fonctionnaire israélien de l'autoriser à garder ses sous-vêtements. Mais les parents ne peuvent pas protéger leurs enfants, expliquent El-Haddad et d'autres.

"Ils ont des mitrailleuses", explique El-Haddad. "Nous devons juste nous soumettre."

El-Haddad qui a obtenu une maitrise en Politique à l'Ecole Kennedy d'Harvard pense que l'intention des fouilles à nu est d'humilier les Palestiniens pour qu'ils ne veuillent plus revenir en Palestine.
Une avocate de l'Orégon, Hala Gores se souvient avoir été fouillée à nu à l'âge de 10 ans. Sa famille, des Chrétiens palestiniens de Nazareth, quittaient Israel en raison de la discrimination des Israéliens à l'égard des Chrétiens. Les Gores ne sont jamais revenus dans la maison familiale ancestrale à Nazareth, dit-elle, en partie parce qu'elle ne veut pas revivre l'expérience de n'avoir aucun contrôle sur ce qui lui a été fait. La politique israélienne semble viser seulement les enfants Chrétiens et Musulmans, et elle est également appliquée à ceux possédant la citoyenneté israélienne et la citoyenneté d'autres pays, y compris des Américains nés aux Etats-Unis. Il n'existe pas de rapports d'enfants juifs fouillés à nu.
La comédienne du New Jersey, Maysoon Zayid, décrit avoir été fouillée à nu à l'aéroport Ben Gurion quand elle avait "sept ans, huit et neuf ans" lorsque sa famille se rendait en Palestine pour aller voir leur maison d'origine.
Lors de son dernier voyage en juillet 2006, Maysoon, une citoyenne américaine, s'est fait prendre sa serviette hygiénique par des fonctionnaires à l'aéroport Ben Gurion. Quand la fouille a été terminée, dit-elle, l'officier responsable israélien, Inbal Sharon, a alors refusé de lui rendre sa serviette ou de l'autoriser à en prendre une autre. Zayid, qui a eu une paralysie cérébrale et était assise dans un fauteuil roulant, a été alors forcée de saigner en public pendant des heures tandis qu'elle attendait son vol. Zayid, une ancienne présidente de classe et rédactrice d'annuaire à la Cliffside Park High School du New-Jersey connue pour ses comédies habituelles plutôt irrévérencieuses et sa forte personnalité, raconte son histoire en sanglotant de façon incontrôlable.
"Personne n'a rien dit." se souvient-elle. "Il y avait plusieurs femmes, dont la femme qui poussait mon fauteuil roulant, personne n'a dit un mot." "Quand elle est montée à bord de l'avion", se souvient Zayid, "les hotesses m'ont regardé avec dégout."
Elle leur a raconté ce qui était arrivé et les hotesses lui ont alors donné certains de leurs propres vêtements pour qu'elle puisse se changer." En plus de prendre sa serviette hygiénique, les fonctionnaires israéliens ont également confisqué le médicament que Zayid devait prendre pendant le vol. En conséquence, elle a vomi à plusieurs reprises pendant tout le vol qui dure 12 heures.
Zayid, qui a fondé un programme pour les jeunes palestiniens récemment handicapés, dont bon nombre d'entre eux le sont de façon permanente après avoir été attaqués par les Forces d'Occupation Israéliennes, a été tellement déprimée par la façon dont elle a été traitée qu'elle était déterminée à ne plus jamais y retourner.
"Mais, c'est ce qu'ils veulent," dit-elle, "ils veulent nous pousser à ne plus vouloir revenir."
Elle dit qu'elle a déjà prévu de retourner travailler comme volontaire en Cisjordanie.

Les pratiques israéliennes changent et semblent être appliquées de façon aléatoire aussi bien sur des femmes âgées que sur des jeunes enfants. Parfois des femmes sont emmenées seules dans une pièce et sont laissées nues pendant des heures. D'autres fois, elles sont fouillées à nu en groupes, leurs vêtements jetés en tas. Quand finalement, elles sont autorisées à se rhabiller, elles expliquent qu'elles doivent fouiller dans le tas de vêtements, nues, pour trouver leurs propres vêtements

Une survivante de l'Holocauste Juif
Bien que cette politique vise en grande partie les femmes et les enfants palestiniens et Palestino-Américains, certains Américains (ndt : et Européens) non-Palestiniens racontent également avoir été soumis à des fouilles à nu par les fonctionnaires israéliens

Hedy Epstein, une habitante de St Louis dont les parents et une partie de sa famille ont péri dans des camps Nazis et dont l'histoire est montrée dans le documentaire récompensé par un Oscar: "Into the Arms of Strangers : Stories of the Kindertransport," raconte avoir été fouillée à nu il y a 3 ans après avoir participé à des manifestations non-violentes en Cisjordanie. Epstein, qui avait à l'époque 79 ans, raconte qu'elle a été forcée de se pencher pour qu'un fonctionnaire israélien fouille ses parties intimes.
Les fouilles à nu semblent être illégales sous de nombreuses lois. Les Conventions de Genève, dont Israel est signataire, interdisent : "les atteintes à la dignité des personnes, notamment les traitements humiliants et dégradants" et souligne spécifiquement que "Les femmes seront particulièrement protégées contre toute attaque à leur honneur…"

L'article 2 de la Convention sur les droits de l'enfant stipule : "Aucun enfant ne sera soumis à une interférence arbitraire ou illégale avec son intimité (…)"
Aux Etats-Unis, une telle politique apparaitrait comme une violation des lois sur les abus envers les enfants. L'état de l'Utah, par exemple, a définit l'abus envers les enfants comme : "Une forme de cruauté envers le bien-être physique, moral ou mental d'un enfant."
L'encyclopédie Encarta définit l'abus envers les enfants comme "des actes intentionnels qui ont comme conséquence de nuire aux enfants sur le plan physique ou affectif."
Alors que l'enquête de If Americans Knew se concentrait sur des pratiques concernant les femmes, beaucoup de personnes interrogées ont parlé de fréquentes fouilles à nu aléatoires sur des hommes, y compris sur des citoyens américains, des enfants, et des personnes âgées. Bien que cette pratique soit souvent appliquée, beaucoup de gens trouvent qu'il est trop humiliant d'en parler.

Un homme d'affaires Chrétien âgé de 68 ans, qui avait été fouillé à nu à l'aéroport Ben Gurion en 2006 avant d'être autorisé à embarquer pour son vol de retour, n'avait jamais parlé de son expérience à sa famille jusqu'à ce qu'il ait appris l'enquête de If Americans Knew. Il a alors expliqué à sa fille pourquoi il lui avait dit précédemment qu'il ne pourrait plus jamais retourner dans sa maison d'origine, maintenant dans l'Etat d'Israel. Les Chrétiens, une communauté prospère qui représentait environ 15% de la population de la Palestine avant l'immigration sioniste et la création d'Israel (les Musulmans représentaient 80% et les Juifs 5%), ne représentent plus maintenant sous l'occupation israélienne qu'à peu près 2% de la population totale.
Les porte-parole et les sympathisants israéliens ont été irrités ces derniers mois par le titre d'un livre de l'ancien Président Jimmy Carter, "Palestine : La paix et Non l'Apartheid "
En réponse, Carter a souligné que "l'Apartheid" israélien qu'il décrit est limité à la Cisjordanie et à Gaza. Beaucoup d'analystes sont en désaccord avec Carter, en fournissant des preuves d'une discrimination omniprésente en Israel même. Les conclusions de l'enquête réalisée par If Americans Knew montrant qu'Israel a fouillé à nu de façon habituelle les citoyens non-Juifs d'Israel pourrait également démontrer une politique plus large de discrimination de la part des Israéliens.
Puisque les contribuables américains donnent à Israel plus de 8 millions de dollars par jour, le Council for the National Interest, un groupe de pression basé à Washington DC, organise une campagne pour inviter le Congrès à exiger d'Israel qu'il mette fin à cette politique. "Nous sommes extrêmement contrariés d'apprendre qu'Israel utilise l'argent des contribuables américains pour rabaisser et humilier des femmes et des enfants", a déclaré le Président Eugene Bird de CNI. "Nous invitons tous les Américains à nous aider dans cette campagne."

L'organisation invite les gens à entrer en contact immédiatement avec leurs représentants au Congrès, et à diffuser la vidéo de If Americans Knew, "Les cibles les plus faciles" aussi largement que possible.

Alison Weir



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Lun 21 Mai, 2007 10:05 am    

Le procès de Mickaël Tronchon, alias Phinéas, qui avait revendiqué l'agression de deux Français d'origine maghrébine, près de Lyon et à Paris, et la profanation du cimetière juif de Lyon en août 2004, s'est ouvert lundi devant la cour d'assises du Rhône.

Le jeune homme, âgé de 27 ans, est d'abord accusé d'avoir tenté de tuer à coups de hache un jeune Français d'origine maghrébine à Villeurbanne (Rhône), début août 2004, le blessant grièvement et prenant la fuite à l'arrivée de témoins.

Constatant le peu d'écho médiatique de cette agression, Mickaël Tronchon avait décidé de profaner le cimetière juif de Lyon, inscrivant à la peinture noire des slogans racistes ainsi que des croix gammées -à l'envers- et des croix celtiques sur une soixantaine de tombes.

Il a signé son acte "Phinéas", expliquant par la suite aux enquêteurs qu'il souhaitait s'inscrire dans la lignée des "prêtres de Phinéas", groupuscules néo-nazis américains se réclamant d'un personnage biblique à la justice expéditive, dont il avait entendu parler à la télévision.

La hache avec laquelle la première victime avait été blessée avait été laissée en évidence dans le cimetière.

Quelques jours plus tard, à Paris, Mickaël Tronchon avait agressé un musulman de 60 ans, frappé alors qu'il revenait de la mosquée dans le XIIe arrondissement.

Le lendemain, le jeune homme s'était rendu au commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris pour revendiquer les agressions et la profanation.

Les enquêteurs ont établi que, contrairement à ses déclarations, le jeune homme, dont la culture idéologique est très limitée, avait agi seul, sans soutien de groupes néo-nazis.

Le verdict est attendu vendredi.

© 2007 AFP





 

 
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