La vérité sur les moudjahidines Iran
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La vérité sur les moudjahidines



 
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Simorgh
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Mer 23 Mai, 2007 3:46 pm     La vérité sur les moudjahidines

Voici un témognage receuilli pour Libération par Jean-Pierre Perrin et concernant cette organisation délétère que je m'emploie a combattre aussi rudement que les mollah obscurantistes qui gouvernent nôtre pays:

Au moment de son arrestation, Babak Amine n'a pas pu avaler sa capsule de cyanure. Les policiers iraniens sont arrivés par surprise derrière lui alors qu'il se promenait dans un centre commercial de la place Vanak, à Téhéran. Une clé au cou pour l'immobiliser, l'empêcher de déglutir, et une main qui s'enfonce en même temps dans sa bouche pour lui arracher la potion mortelle. L'unité est spécialement entraînée pour ce type d'intervention : la capture de militants de l'Organisation des moudjahidin du peuple d'Iran (Ompi). Elle est assistée par une équipe médicale qui dispose des antidotes nécessaires. Quatre de ses camarades, qui avaient réussi à s'empoisonner lors de leur arrestation, ont ainsi pu être sauvés. C'est en juillet 2001 que Babak Amine a été appréhendé. Arrivé d'Irak, il venait de commettre une série d'attentats à la grenade contre des centres de sécurité, les derniers commis à ce jour en Iran par cette organisation, présente dans toute l'Europe.
Horreur et science-fiction
Lors des attentats, Babak Amine n'a réussi à tuer personne. Ce qui lui vaut d'échapper à la peine capitale. Condamné à dix ans de prison, il en a effectué cinq et bénéficie d'une liberté conditionnelle. Aujourd'hui, ce repenti quadragénaire, qui étudie l'informatique dans une université de Téhéran, raconte ce que furent ses quelque vingt années passées au sein de l'Ompi, où il avait le grade de commandant. Un récit qui mêle horreur et science-fiction. On y découvre un monde parallèle, gouverné par une utopie frénétique qui, par haine de la République islamique, inverse ses valeurs. Ce qui se traduit, par exemple au sein de sa branche armée (l'Armée de libération nationale de l'Iran), par la domination des femmes sur les hommes. Les combattantes sont officiers supérieurs et les hommes, avec des exceptions, sous-officiers ou simples soldats, affectés à la vaisselle ou la lessive. Cela n'empêche pas une stricte ségrégation des sexes, poussée à l'extrême dans les bases en Irak. Bien sûr, il y a des réfectoires séparés. Mais aussi des stations-service distinctes pour empêcher à tout prix hommes et femmes de se rencontrer. «Si tu dois t'adresser à ta commandante, il faut que 4 ou 5 personnes soient présentes avec toi», indique Babak. Seule la piscine est permise pour les hommes, mais à condition qu'ils s'y baignent tout habillés.
C'est depuis Vienne, où il réside alors, que Babak s'engage à fond, en 1983, dans ce qu'il appelle «l'Organisation». Créée en 1965, celle-ci a pris une part active à la lutte armée contre le chah, qui a fait exécuter tous ses dirigeants historiques à l'exception de son chef actuel, Massoud Radjavi. Professant un islam sans mollah mêlé de vulgate marxiste, elle a refusé de faire allégeance au régime, ce qui lui a valu d'être mise hors la loi par l'imam Khomeiny. A l'égard des «idiots utiles» de l'Occident, elle a un message rodé, où elle promet d'instaurer la démocratie en Iran. Mais ce qui pousse Babak à franchir le pas, il l'explique d'une voix sans passion, comme morte, ce sont des photos de prisonniers politiques torturés par le régime islamique qui lui sont montrées. Avec cinq autres personnes, il part pour l'Irak, où l'Ompi ­ qui s'est alliée à Saddam Hussein pourtant en guerre contre l'Iran ­ a ses camps militaires. A la base Jalili, dans le Kurdistan irakien, il reçoit un entraînement militaire poussé avec 300 autres étudiants iraniens venus du monde entier. Le but est de former de petits groupes de deux à trois combattants qui seront ensuite infiltrés à l'intérieur de l'Iran. Puis commence un long séjour à la base Achraf, le quartier général des Moudjahidin du peuple, à une soixantaine de kilomètres de Bagdad. C'est un autre monde, un monde hors du monde, qu'il y découvre : «Une société complètement refermée sur elle-même. Interdiction de recevoir des lettres ou des coups de téléphone. Pas le droit de sortir de la base sauf pour des raisons médicales ou, parfois, faire des achats.»
Contrôle absolu des consciences
En 1989, l'enfermement se durcit. L'année précédente a vu la fin de la guerre Iran-Irak et, au lendemain du cessez-le-feu, l'échec de la grande offensive de l'Ompi lancée depuis la frontière irakienne. Baptisée «Lumière éternelle», elle parviendra à s'enfoncer à l'intérieur de l'Iran avant d'être contrainte de se replier avec de lourdes pertes, le soulèvement de la population promis par Massoud Radjavi et sa femme Maryam, qui vit aujourd'hui à Auvers-sur-Oise, en région parisienne, ne s'étant pas produit. «Ils nous ont dit : "Vous n'avez pas bien lutté, c'est pour ça que vous avez perdu."» Commence le contrôle absolu des consciences. Le mariage devient interdit, le divorce obligatoire, même si le conjoint est demeuré en Iran. Les bagues doivent être enlevées. «Dans ton cerveau, tu devais oublier l'existence des femmes. Chaque jour, il y avait des réunions où l'on devait expliquer à notre chef ce qui passait dans notre tête, à commencer par les choses sexuelles. C'était noté dans un rapport que l'on utilisait ensuite au besoin contre toi, en particulier si tu cherchais à quitter l'Organisation. Cela faisait que chacun pensait que l'autre était un pervers. Tu n'étais plus rien, même au fin fond de ta pensée.» Les rares distractions sont consacrées à regarder des films de guerre. «Ils étaient censurés, bien sûr, mais, après les avoir vus, tu devais encore dire ce que tu avais ressenti.»
Behrouz Soltani, âgé aussi de 40 ans, dit la même chose. «Si bien, ajoute-t-il, que, quand je suis rentré en Iran, j'avais des pensées sexuelles bizarres, même à l'égard de ma soeur.» Lui, s'il a fait partie de l'Ompi, c'est à cause de la guerre Iran-Irak. Ancien du Bassidj, les milices islamiques, il a été capturé en 1982 par les troupes irakiennes à Bassora. Il n'a que 15 ans. «Dans le camp de prisonniers, on a demandé à certains s'ils voulaient être libérés. J'ai dit oui et on m'a conduit à la base d'Achraf. Là, on m'a proposé de rejoindre Radjavi ou d'être détenu pendant huit ans à Abou Ghraib [l'effroyable prison de Saddam Hussein, ndlr] .» Au sein des Moudjahidin, il devient un supplétif de l'armée irakienne, notamment contre les Kurdes, au printemps 2001. Soltani n'est pas fier de ce qu'il a fait sur la frontière avec l'Iran. «On a beaucoup tué de Kurdes. Les officiers nous disaient qu'ils étaient iraniens, mais, à cause de leurs vêtements, on voyait bien que c'était faux. J'ai vu nos blindés passer sur leurs corps, juste pour rigoler. Il y avait aussi des familles de réfugiés kurdes qui rentraient en Irak avec des drapeaux blancs. On les arrêtait, hommes, femmes et enfants, et on les remettait aux soldats irakiens.» Il poursuit : «C'est normal de tuer des combattants, pas des civils innocents. Seulement, on ne pouvait rien dire. Pour le comprendre, il faut remonter jusque dans le coeur de l'Organisation. Un homme, même en prison, doit avoir une identité. Nous, nous n'étions rien, les Irakiens nous appelaient les "gens de Radjavi". Moi, ce que j'espérais, c'est que l'on me tue pour ne plus subir les séances d'interrogatoire du soir. Dans ces conditions, tu n'as de pitié pour personne. On ne te laisse pas aimer quelqu'un.»
Hora Tchalsi, 35 ans, a rejoint à 24 ans les Moudjahidin, qui l'ont forcée ensuite à divorcer et à se séparer de sa petite fille, âgée de 4 ans. Elle a réussi une première mission mais a été arrêtée, en novembre 2000, à l'issue de sa deuxième, qui a consisté à tirer des roquettes sur une caserne des Gardiens de la Révolution à Téhéran. «Au moment de regagner l'Irak, le passeur m'a livré à la police. Il l'a fait à la demande des dirigeants de l'Ompi. J'ai compris qu'ils ne voulaient pas que ceux qui partent en opération en reviennent, de crainte que l'on raconte que l'Iran d'aujourd'hui ne correspond pas à la vision qu'ils en donnent.» Condamnée à la prison à vie, elle n'est restée incarcérée qu'un an et demi et est aujourd'hui sous contrôle judiciaire. «Lorsqu'elle a été arrêtée, souvient un de ses camarades, nos chefs nous ont fait croire qu'elle avait été tuée et toute la base Achraf a célébré son martyre.» «S'ils préfèrent te voir tué, c'est pour pouvoir aussi se servir de ton sang», renchérit Behrouz Soltani.
Sous protection américaine
Aujourd'hui, la base Achraf compte encore environ 3 000 hommes et femmes. Elle reste commandée par une femme, Mojgane Parsaï. La différence avec l'époque de Saddam Hussein, c'est qu'elle est désormais sous la protection des troupes américaines, qui ont désarmé les combattants et la défendent contre les groupes chiites pro-iraniens. Si le département d'Etat américain a classé l'Ompi sur sa liste des organisations terroristes, le Pentagone a une politique plus souple, profitant de ses informations sur l'Iran et n'excluant pas de se servir d'eux contre le régime islamique. Cependant, il est désormais toléré que les militants puissent quitter la base et regagner leur pays, ce que Nasser, 49 ans, a fait dernièrement. Il est demeuré vingt ans avec les Moudjahidin : «J'avais passé quatre ans dans une prison iranienne pour mes activités politiques. Quand je suis sorti, il n'y avait aucune place pour moi dans la société, alors je les ai rejoints. Avec eux, je voulais libérer mon peuple.» Une fois hors de la base, il a passé trois mois dans le camp américain de Tiff. «Les Américains savaient tout de nous. Dans ce camp, nous étions comme des réfugiés, sauf que leur comportement était brutal. Ils ne te respectaient pas, sauf si tu étais leur serviteur. Si on contestait, ils nous frappaient», affirme-t-il.
Pendant longtemps, la seule appartenance à l'Ompi pouvait être passible de la peine de mort en Iran, et des milliers de militants l'ont payé de leur vie. Aujourd'hui, le régime a changé complètement de politique et, s'il n'y a pas crime de sang, pratique la main tendue, permettant même aux repentis d'avoir une petite association d'où ils s'emploient à exfiltrer ceux qui sont demeurés en Irak. Aujourd'hui, ils viennent d'apprendre le suicide par le feu de Yasser Akbari-Nassab, un de leurs amis, à la base d'Achraf. L'Organisation n'est plus que le fantôme de ce qu'elle fut pendant les années 80. «Si l'Ompi quitte l'Irak, elle est finie pour toujours», prédit Babak. En attendant, elle reste très riche et influente en Europe. Elle vient d'ailleurs de remporter une importante victoire devant la justice européenne, laquelle, le 12 décembre, a annulé le gel des avoirs, estimés à plusieurs millions d'euros, dont elle faisait l'objet depuis 2002. Les repentis, qui ont sacrifié leur jeunesse, n'ont pas rejoint pour autant le régime islamique. «On déteste désormais tout ce qui est politique», déclare Hora Tchalsi.

Eh voila qui sont réellement ces gens... Selon moi, Libé est une source parfois criticable mais la je les trouve terriblement réalistes ici...



Soco
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Mer 23 Mai, 2007 4:06 pm    

No comment ... C'est extrait de Libé qui date de quand ?


Fardad
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Jeu 24 Mai, 2007 8:36 pm    

enfin l'article que j'attendais


Simorgh
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Ven 25 Mai, 2007 5:59 pm    

c'est extrait du Libé du 7 janvier de cette année si j'ai bien retenu...

Ces gens la sont des déformés mentaux... renverser les valeurs de l'islam (dont ils se réclament pourtant) de manière aussi caricaturale par haine de la RI... Je suis allé sur leur site et après avoir lu leurs élucubrations, je ne peux qu'approuvér Sarko (que pourtant je n'aime guère) quand il parle d'éux comme le pire de l'islamisme (tout de même sacrément nversé) et le pire du marxisme (la tout y est: le culte du leader tout puissant et la haine qu'ils vouent aux plus modérés qu'eux...)

Au fait Mazandarani, j'ai fait plein de dua pour toi et tes pb et j'espere inchalla que matenant ce va mieux. Ton nouvel avatar est sympa mais je préférais ta photo...



Simorgh
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Sam 26 Mai, 2007 2:28 pm    

Houhou ??? Pas de réactions ???


Peyman
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Sam 26 Mai, 2007 2:40 pm    

Ben disons qu'on a déjà débattu maintes fois à leur sujet (Cf. le nouveau moteur de recherche Wink )


Xerxes
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Sam 26 Mai, 2007 4:38 pm    

ils finiront dans la poubelle de l'Histoire. Mais quel gachis quand meme tous ces pauvres jeunes naifs et grands coeur entubés jusqu'a l'os.


Fardad
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Lun 28 Mai, 2007 6:01 pm    

Simorgh-e-Parsa a écrit:
c'est extrait du Libé du 7 janvier de cette année si j'ai bien retenu...

Au fait Mazandarani, j'ai fait plein de dua pour toi et tes pb et j'espere inchalla que
matenant ce va mieux. Ton nouvel avatar est sympa mais je préférais ta photo...


Simorgh e Parsa jan,
t'en fas pas j'en mettrai un autre, je suis un grand maniaque des trombinoscopes
sympa pour les dua
kheyli mamnoun



Anakya
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Mar 29 Mai, 2007 4:46 pm    

Salam mazandarani jan,
Tu es d'où à Lyon? JOn s'est sans doute croisés : palais persan ou bien la soirée de nouvel an. En tout cas ça fait plaisir de voir des lyonnais sur ce site, très sympa par ailleurs. flag



Simorgh
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Mer 30 Mai, 2007 2:32 pm    

Il est pas le seul: moi même je suis né à la Croix Rousse et je retourne à Lyon 2 3 fois par an..


Anakya
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Mer 30 Mai, 2007 3:17 pm    

C'est cool. N'hésite pas à me prévenir qaud t'y passes!


Fardad
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Mer 30 Mai, 2007 4:11 pm    

Anakya jan,

je suis de sainte foy les lyon, sur les hauteurs pres du 5eme et toi?



Anakya
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Mer 30 Mai, 2007 9:15 pm    

Salam, Je connais bien. Je suis de chaponost. Tu connais?


Fardad
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Mer 30 Mai, 2007 9:35 pm    

oui je connais bien pour y avoir joué au foot quand j'étais gamin. mes parents cherchent depuis pas mal de temps à déménager, tu sais s'il y aurait des apparts type f3 à louer vers chez toi?

merci Smile



Anakya
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Mer 30 Mai, 2007 9:53 pm    

je te tiens au courant. Je vais demander autour de moi.


Xerxes
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Mer 30 Mai, 2007 10:06 pm    

on parle tjs des mojaheds la ? Laughing


Maryam
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Messages: 5191

Mer 30 Mai, 2007 10:20 pm    

Xerxes Djon,
je te comprends mais les Iraniens - ce n'est pas à toi à qui je vais l'apprendre - c'est aussi cet art dans lequel ils excellent, la façon qu'ils ont de glisser vers d'autres rives. Reviens au sujet, nous sommes nombreux à partager le même avis.
Notre différence, nous ne devons pas la gommer. Si nous adoptons uniquement l'esprit cartésien (que je défends, tu t'en doutes), nous perdons une partie de nous-mêmes. fleur



Fardad
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Jeu 31 Mai, 2007 1:32 pm    

Anakya a écrit:
je te tiens au courant. Je vais demander autour de moi.


merci merci





 

 
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