Skarlet Ohara
posteur enraciné

Inscrit le: 29 Mai 2007
Messages: 3103
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| Mer 26 Mar, 2008 3:13 pm |
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Ô vie ! C'est moi qui,
Malgré toute la futilité, suis débordante de toi
Je ne songe ni à couper le fil,
Ni à m'échapper de toi
Toutes les particules de mon corps terrestre
Se consument de toi, Ô poésie chaleureuse
Elles ressemblent aux cieux clairs
Qui sont remplis jusqu'à ras bords du vin du jour
Avec des milliers de bourgeons,
Le bouquet d'églantine chante ton hymne
Chaque brise dans le jardin
Lui porte ton salut
Je te cherche dans toi-même
Et non dans les rêveries illusoires
J'ai durement fouillé dans tes deux mains
Je suis devenue remplie, remplie de Beauté
Remplie des chants noirs
Remplie des chants blancs
Des milliers de flammes d'envie
Des milliers d'étincelles d'espoir
Hélas aux jours, quand, en colère
Je t'ai regardé comme ennemie
J'ai pris ta ruse pour absurde
Je t'ai délaissé, je t'ai gaspillé
J'ignorais que tu étais juste, et Moi
Comme l'eau courante, passagère
Perdue dans la poussière néfaste d'anéantissement
Parcourant le chemin obscur de la mort
Ah ! La Vie, je suis le miroir
Grâce à toi, mes yeux se remplissent de regards
Sinon, si la mort jette son regard sur Moi
La face de mon miroir se noircira
Je suis amoureuse, amoureuse de l'étoile du matin
Amoureuse des nuages errants
Amoureuse des jours pluvieux
Amoureuse de tous ceux qui portent ton nom
Je suce avec tout mon être assoiffé
Le sang brûlant de tes instants
Je jouis de toi avec une telle volupté
Jusqu'à mettre en colère ton Dieu.
Je dis ce poème pour toi
Au soleil couchant, et assoiffé de l'été
Quelques parts sur cette voie mal-entamée
Dans la vieille tombe de cette tristesse infinie
Ceci est la dernière berceuse
Au pied de ton landau de sommeil
Pourvu que le fracas sauvage de ce cri
Raisonne dans le ciel de ta jeunesse.
de son recueil des poèmes "rébellion "
Ainsi elle était bien placée
Ici, il n'est pas question de lier lâchement deux noms.
Ni de l'étreinte dans les feuilles d'un vieux cahier.
Il s'agit de ma chevelure bienheureuse.
Avec les coquelicots ardents de ton baiser.
Et l'intimité de nos corps, pris au vol.
Et le scintillement de nos nudités,
Comme les écailles des poissons dans l'eau.
Il s'agit de la vie argentée d'une chanson,
Qu'un petit jet d'eau chante à l'aube :
... Viens dans la prairie.
Dans la grande prairie.
Et appelle-moi, à travers les respirations des pétales.
Comme un cerf qui réclame sa compagne
...
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