Khayyam et traduction magnifique Iran
  Voorood
 
France Iran

Khayyam et traduction magnifique


12
 
sohbatnamayeshfarhang honarsiasatjoke iranivarzeshghaza  
Auteur Message
Peyman
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Sep 2005
Messages: 6151
Localisation: Paris ;)




Mar 19 Juin, 2007 2:10 pm     Khayyam et traduction magnifique

Bon après avoir cherché avec le temps que j'ai à ma disposition j'ai trouvé une belle traduction de Khayyam, c'est la traduction du bouquin de Sadeq Hedayat

Citation:
Le vaste monde : un grain de poussière dans l'espace
Toute la science des hommes : des mots
Les peuples, les bêtes et les fleurs des sept climats : des ombres
Le résultat de ta méditation : rien

Si je pouvais être le maître, comme Dieu,
Je saurais démonter le ciel au beau milieu.
Et je ferais alors, au milieu des étoiles,
Un autre ciel, où l'homme atteindrait tous ses voeux.

C'est à cause du Ciel que mon coeur est farouche.
C'est Lui qui déchirera mon bonheur en lambeaux.
L'air qu'il souffle sur moi m'est le feu d'un flambeau
Et l'eau a pris un goût de terre dans ma bouche.

Nous sommes des jouets entre les mains du Ciel
Qui nous déplace comme Il veut : c'est notre maître.
Au jeu d'échec, nous sommes des pions éternels
Qui tombent un à un tout au fond du non-être.

Cette céleste Roue à nos yeux suspendue
Est lanterne magique étonnant notre vue.
Du milieu, le soleil éclair la lanterne,
Et nous tournons autour, images éperdues.

De la ronde éternelle, arrivée et départ,
Le début et la fin échappent au regard.
D'où venons-nous, où allons-nous? Jamais personne
N'a dit la vérité là-dessus nulle part.

Heureux celui qui sait rester un homme libre
et sait de contenter des simples dons de Dieu,
qui retient chaque jour son souffle peu à peu :
boire et aimer sans frein, n'est-ce pas, cela, vivre?

Mon amour - qui me rend, à en mourir, malade -
est lui-même tombé malade, à en mourir.
Comment puis-je espérer arriver à guérir,
quand c'est mon médecin qui est tombé malade?

De tous les voyageurs qui ont pris cette route,
qui donc est revenu, a rebroussé chemin ?
prends garde de laisser peines d'amour en route,
car tu ne reviendras jamais ici, demain.

La brise a déchiré la robe de la rose
et l'on entend chanter la voix du rossignol.
Demeure donc assis à l'ombre de la rose,
car elle va bientôt s'effeuiller sur le sol.

Le nuage est venu : il a pleuré sur l'herbe.
Comment pourrait-on vivre sans le vin vermeil?
Nous foulons aujourd'hui l'herbe, sous le soleil :
plus tard, nos os engendreront d'autres brins d'herbe.

trad. Farzaneh / Malaplate


Si quelqu'un a le bouquin en français qu'il me contacte j'ai besoin d'un peu plus de contenu. merci

 khayyam et traduction magnifique


Maryam
Modérateur
Modérateur


Inscrit le: 02 Jan 2007
Messages: 5224
Localisation: LIEGE




Mar 19 Juin, 2007 3:54 pm    

Le poème que tu as choisi me laisse sans voix.
Je vais le proposer à mes élèves l'année prochaine. merci Peyman Djon.


Skarlet Ohara
posteur enraciné
posteur enraciné


Inscrit le: 29 Mai 2007
Messages: 3075





Mar 19 Juin, 2007 4:17 pm    

merci Peyman c est necassiare d avoir des poemes de Khayyam
genial merci


Amirdu94
posteur acharné
posteur acharné


Inscrit le: 14 Avr 2007
Messages: 292





Mar 19 Juin, 2007 8:05 pm    

Sallam bar hamegih

Un sage homme au bureau me parle souvent d'Omar Khayyam. Il me parle de ce grand poète car Khayyam parle "du vin et des femmes" dans ses poèmes.
Le vin et les femmes, ... Deux plaisirs qui nous font tourner la tête.

Beh Omideh Didar...


Peyman
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Sep 2005
Messages: 6151
Localisation: Paris ;)




Ven 22 Juin, 2007 11:15 pm    

Bon me revoici.

J'ai retouché les mots qui me semblaient loin de la poésie, et parfois perfectible

Comparez avec le texte et dites moi ce que vous en pensez

Je me suis permis d'étaler sur deux lignes certains quatrains car je dois les lires à haute voix et c'est moins "cassé" ainsi

Citation:
Le monde est grain de poussière dans l'espace
Toute la science des hommes sont mots
L'humanité, la faune et la flore sont ombres
Le résultat de ta méditation n'est rien

Si je pouvais être le maître, comme Dieu, je saurais démonter le ciel au beau milieu.
Et referais alors, au milieu des étoiles, un autre ciel, où s'exauceraient tous les voeux.

A cause de Dieu mon coeur est farouche. Il déchirera mon bonheur en lambeaux.
L'air frais qu'il souffle sur moi est le feu d'un flambeau et l'eau qu'il m'octroit assèche ma bouche.

Nous sommes des jouets entre les mains du tout puissant qui nous déplace comme il veut, tel notre maître.
Au jeu d'échecs, pions éternels que nous sommes, tombons un à un tout au fond du néant.

Cette céleste roue à nos yeux suspendue est lanterne magique étonnant notre vue.
En son milieu, le soleil éclaire, et nous tournons autour, tel des images éperdues.

De la ronde éternelle, arrivée et départ, le début et la fin échappent au regard.
D'où venons-nous, où allons-nous ? Vérité ne fut prononcée nulle part.

Heureux celui qui sait rester un homme libre et sait se contenter des simples dons de Dieu,
Qui retient chaque jour son souffle peu à peu, boire et aimer sans frein, n'est-ce pas cela, vivre ?

Mon amour - qui me rend, à en mourir, malade - est lui-même tombé malade, à en mourir.
Comment puis-je espérer arriver à guérir, quand c'est mon médecin qui est tombé malade ?

De tous les voyageurs qui ont pris cette route, qui donc est revenu, a rebroussé chemin ?
Prends garde de ne laisser peines d'amour en route, car tu ne reviendras jamais ici, demain.

On entend chanter la voix du rossignol
La robe de la rose sous la brise se délite
Demeure donc assis à l'ombre de celle-ci,
Car elle va bientôt s'effeuiller sur le sol.

Le nuage est venu et a pleuré sur l'herbe.
Comment pourrait-on vivre sans le vin vermeil ?
Nous foulons l'herbe aujourd'hui, sous le soleil,
Elle se posera demain, sur notre fosse funéraire.


Doni
Modérateur
Modérateur


Inscrit le: 25 Sep 2005
Messages: 4447
Localisation: Ici et la-bas




Ven 22 Juin, 2007 11:28 pm    

tu te permet ? doute Rolling Eyes

Peyman
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Sep 2005
Messages: 6151
Localisation: Paris ;)




Sam 23 Juin, 2007 8:06 am    

Doni a écrit:
tu te permet ? doute Rolling Eyes


Oui j'ai bien dis pour la lecture orale pour que ça soit moins haché,.sinon après on peut les mettre sur 1 ligne sur 4 sur 12 ca change rien


Azadeh
posteur accro
posteur accro


Inscrit le: 09 Nov 2005
Messages: 1661





Sam 23 Juin, 2007 10:02 am    

De toute façon une traduction n'est pas une sacro-sainte intouchable et non modifiable ! Chacun a le droit d'y apporter sa touche personnelle du moment où il reste fidèle au sens (et du moment où il est capable de justifier ses modif et qu'il ne dénigre pas le travail des autres qui lui a servi qd même de base). Nous savons tous que particulièrement en matière de la poésie le sens est très souvent perçu différemment selon les individus. Il ne faut pas faire peur aux jeunes Doni !
Peyman je pense que tu peux faire tout ce que tu as envie de faire avec cette traduction, du moment où tu es capable de justifier raisonnablement tes choix c'est OK.

Pour répondre à ta question, ça nous faciliterai la tâche si tu pouvais mettre en rouge les modifications que tu as apportées par rapport à l'autre texte. Je n'ai pas le courage de comparer ...


Peyman
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Sep 2005
Messages: 6151
Localisation: Paris ;)




Sam 23 Juin, 2007 10:47 am    

J'ai fait un minimum il y a encore beaucoup de phrases qui me gènent mais je n'ai plus le temps de travailler dessus donc ceci est la version finale

Citation:
Le vaste monde : un grain de poussière dans l'espace
Toute la science des hommes : des mots
Les peuples, les bêtes et les fleurs des sept climats : des ombres
Le résultat de ta méditation : rien

Le monde est grain de poussière dans l'espace
Toute la science des hommes sont mots
L'humanité, la faune et la flore sont ombres
Le résultat de ta méditation n'est rien



Si je pouvais être le maître, comme Dieu,
Je saurais démonter le ciel au beau milieu.
Et je ferais alors, au milieu des étoiles,
Un autre ciel, où l'homme atteindrait tous ses voeux.


Si je pouvais être le maître, comme Dieu, je saurais démonter le ciel au beau milieu.
Et referais alors, au milieu des étoiles, un autre ciel, où s'exauceraient tous les voeux.


C'est à cause du Ciel que mon coeur est farouche.
C'est Lui qui déchirera mon bonheur en lambeaux.
L'air qu'il souffle sur moi m'est le feu d'un flambeau
Et l'eau a pris un goût de terre dans ma bouche.

A cause de Dieu mon coeur est farouche. Il déchirera mon bonheur en lambeaux.
L'air frais qu'il souffle sur moi est le feu d'un flambeau et l'eau qu'il m'octroit assèche ma bouche.


Nous sommes des jouets entre les mains du Ciel
Qui nous déplace comme Il veut : c'est notre maître.
Au jeu d'échec, nous sommes des pions éternels
Qui tombent un à un tout au fond du non-être.

Nous sommes des jouets entre les mains du tout puissant qui nous déplace comme il veut, tel notre maître.
Au jeu d'échecs, pions éternels que nous sommes, tombons un à un tout au fond du néant.


Cette céleste Roue à nos yeux suspendue
Est lanterne magique étonnant notre vue.
Du milieu, le soleil éclair la lanterne,
Et nous tournons autour, images éperdues.

Cette céleste roue à nos yeux suspendue est lanterne magique étonnant notre vue.
En son milieu, le soleil éclaire, et nous tournons autour, tel des images éperdues.


De la ronde éternelle, arrivée et départ,
Le début et la fin échappent au regard.
D'où venons-nous, où allons-nous? Jamais personne
N'a dit la vérité là-dessus nulle part.


De la ronde éternelle, arrivée et départ, le début et la fin échappent au regard.
D'où venons-nous, où allons-nous ? Vérité ne fut prononcée nulle part.


Heureux celui qui sait rester un homme libre
et sait de contenter des simples dons de Dieu,
qui retient chaque jour son souffle peu à peu :
boire et aimer sans frein, n'est-ce pas, cela, vivre?


Heureux celui qui sait rester un homme libre et sait se contenter des simples dons de Dieu,
Qui retient chaque jour son souffle peu à peu, boire et aimer sans frein, n'est-ce pas cela, vivre ?


Mon amour - qui me rend, à en mourir, malade -
est lui-même tombé malade, à en mourir.
Comment puis-je espérer arriver à guérir,
quand c'est mon médecin qui est tombé malade?

Mon amour - qui me rend, à en mourir, malade - est lui-même tombé malade, à en mourir.
Comment puis-je espérer arriver à guérir, quand c'est mon médecin qui est tombé malade ?


De tous les voyageurs qui ont pris cette route,
qui donc est revenu, a rebroussé chemin ?
prends garde de laisser peines d'amour en route,
car tu ne reviendras jamais ici, demain.

De tous les voyageurs qui ont pris cette route, qui donc est revenu, a rebroussé chemin ?
Prends garde de ne laisser peines d'amour en route, car tu ne reviendras jamais ici, demain.


La brise a déchiré la robe de la rose
et l'on entend chanter la voix du rossignol.
Demeure donc assis à l'ombre de la rose,
car elle va bientôt s'effeuiller sur le sol.


On entend chanter la voix du rossignol
La robe de la rose sous la brise se délite
Demeure donc assis à l'ombre de celle-ci,
Car elle va bientôt s'effeuiller sur le sol.


Le nuage est venu : il a pleuré sur l'herbe.
Comment pourrait-on vivre sans le vin vermeil?
Nous foulons aujourd'hui l'herbe, sous le soleil :
plus tard, nos os engendreront d'autres brins d'herbe.

Le nuage est venu et a pleuré sur l'herbe.
Comment pourrait-on vivre sans le vin vermeil ?
Nous foulons l'herbe aujourd'hui, sous le soleil,
Elle se posera demain, sur notre fosse funéraire.



Maryam
Modérateur
Modérateur


Inscrit le: 02 Jan 2007
Messages: 5224
Localisation: LIEGE




Sam 23 Juin, 2007 1:16 pm    

Peyman Djon,

J'ai lu des retouches.
Tes modifications m'embarrassent.
En rectifiant la traduction de FARZANEH et MALAPLATE, tu appauvris le style. Un exemple : le verbe "être"
que tu rajoutes, les 2 "c'est" répétitifs ont leur place, "m'octroit" trahit le sens...
C'est très personnel.

Je pense que ta relecture est essentielle afin que tu fasses passer le message que tu as envie de transmettre. Tu dois te sentir à l'aise , donc sois fidèle à toi-même.

Ta mise en forme ne me gène pas puisqu'il s'agit de gérer sa propre lecture.

Je te souhaite bonne chance et que ton public puisse aimer KAYAM, à sa juste valeur, bien en avance sur les philosophes du siècle des lumières. Smile kiss


Simorgh
posteur accro
posteur accro


Inscrit le: 21 Mar 2007
Messages: 1891
Localisation: Quelque part entre ce monde et l'autre...




Sam 23 Juin, 2007 1:20 pm    

Plutôt que de traduire les titres par "chants", ils auraient pu garder Robayyat...

Azadeh
posteur accro
posteur accro


Inscrit le: 09 Nov 2005
Messages: 1661





Sam 23 Juin, 2007 2:33 pm    

Peyman tu n'as pas les poèmes en persan?
Je suis incapable de les retrouver ici : http://rira.ir/rira/php/?page=view&mod=classicpoems&obj=poet&id=7 et pourtant j'ai cherché ...
Sans le texte original il est difficile de savoir quelle est la meilleure traduction.
Et s'il faut juste juger sur la fluidité du français je suis très mal placée pour emettre un avis. Je fais confiance à Maryam et à ceux qui s'y connaissent en français ...


Azadeh
posteur accro
posteur accro


Inscrit le: 09 Nov 2005
Messages: 1661





Jeu 05 Juil, 2007 7:59 pm    

Les traductions (la version originale et ta version modifiée) ne sont pas évidentes quand on les compare au texte persan ... Décidemment la poésie persane est intraduisible.



Le nuage est venu : il a pleuré sur l'herbe.
Comment pourrait-on vivre sans le vin vermeil?
Nous foulons aujourd'hui l'herbe, sous le soleil :
plus tard, nos os engendreront d'autres brins d'herbe.

Le nuage est venu et a pleuré sur l'herbe.
Comment pourrait-on vivre sans le vin vermeil ?
Nous foulons l'herbe aujourd'hui, sous le soleil,
Elle se posera demain, sur notre fosse funéraire.


ابر آمد و باز بر سر سبزه گریست / بی باده ارغوان نمیباید زیست
این سبزه که امروز تماشاگه ماست / تا سبزه خاک ما تماشاگه کیست



De la ronde éternelle, arrivée et départ,
Le début et la fin échappent au regard.
D'où venons-nous, où allons-nous? Jamais personne
N'a dit la vérité là-dessus nulle part.


De la ronde éternelle, arrivée et départ, le début et la fin échappent au regard.
D'où venons-nous, où allons-nous ? Vérité ne fut prononcée nulle part.


در دایره‌ای که آمد و رفتن ماست / او را نه بدایت نه نهایت پیداست
کس می نزند دمی در این معنی راست / کاین آمدن از کجا و رفتن بکجاست



Le vaste monde : un grain de poussière dans l'espace
Toute la science des hommes : des mots
Les peuples, les bêtes et les fleurs des sept climats : des ombres
Le résultat de ta méditation : rien

Le monde est grain de poussière dans l'espace
Toute la science des hommes sont mots
L'humanité, la faune et la flore sont ombres
Le résultat de ta méditation n'est rien


(je ne l'ai pas encore trouvé)




Si je pouvais être le maître, comme Dieu,
Je saurais démonter le ciel au beau milieu.
Et je ferais alors, au milieu des étoiles,
Un autre ciel, où l'homme [Pas d'accord : Azadeh ! ou au moins Homme avec un grand H ce qui comprend la femme aussi !] atteindrait tous ses voeux.


Si je pouvais être le maître, comme Dieu, je saurais démonter le ciel au beau milieu.
Et referais alors, au milieu des étoiles, un autre ciel, où s'exauceraient tous les voeux.


گر بر فلکم دست بدی چون یزدان / برداشتمی من این فلک را ز میان
از نو فلکی دگر چنان ساختمی / کازاده بکام دل رسیدی آسان




C'est à cause du Ciel que mon coeur est farouche.
C'est Lui qui déchirera mon bonheur en lambeaux.
L'air qu'il souffle sur moi m'est le feu d'un flambeau
Et l'eau a pris un goût de terre dans ma bouche.

A cause de Dieu mon coeur est farouche. Il déchirera mon bonheur en lambeaux.
L'air frais qu'il souffle sur moi est le feu d'un flambeau et l'eau qu'il m'octroit assèche ma bouche.



(je ne l'ai pas encore trouvé)




Nous sommes des jouets entre les mains du Ciel
Qui nous déplace comme Il veut : c'est notre maître.
Au jeu d'échec, nous sommes des pions éternels
Qui tombent un à un tout au fond du non-être.

Nous sommes des jouets entre les mains du tout puissant qui nous déplace comme il veut, tel notre maître.
Au jeu d'échecs, pions éternels que nous sommes, tombons un à un tout au fond du néant.


(je ne l'ai pas encore trouvé)



Cette céleste Roue à nos yeux suspendue
Est lanterne magique étonnant notre vue.
Du milieu, le soleil éclair la lanterne,
Et nous tournons autour, images éperdues.

Cette céleste roue à nos yeux suspendue est lanterne magique étonnant notre vue.
En son milieu, le soleil éclaire, et nous tournons autour, tel des images éperdues.


این چرخ فلک که ما در او حیرانیم / فانوس خیال از او مثالی دانیم
خورشید چراغداران و عالم فانوس / ما چون صوریم کاندر او حیرانیم





Heureux celui qui sait rester un homme libre
et sait de contenter des simples dons de Dieu,
qui retient chaque jour son souffle peu à peu :
boire et aimer sans frein, n'est-ce pas, cela, vivre?


Heureux celui qui sait rester un homme libre et sait se contenter des simples dons de Dieu,
Qui retient chaque jour son souffle peu à peu, boire et aimer sans frein, n'est-ce pas cela, vivre ?


(je ne l'ai pas encore trouvé)





Mon amour - qui me rend, à en mourir, malade -
est lui-même tombé malade, à en mourir.
Comment puis-je espérer arriver à guérir,
quand c'est mon médecin qui est tombé malade?

Mon amour - qui me rend, à en mourir, malade - est lui-même tombé malade, à en mourir.
Comment puis-je espérer arriver à guérir, quand c'est mon médecin qui est tombé malade ?


(je ne l'ai pas encore trouvé)






De tous les voyageurs qui ont pris cette route,
qui donc est revenu, a rebroussé chemin ?
prends garde de laisser peines d'amour en route,
car tu ne reviendras jamais ici, demain.

De tous les voyageurs qui ont pris cette route, qui donc est revenu, a rebroussé chemin ?
Prends garde de ne laisser peines d'amour en route, car tu ne reviendras jamais ici, demain.



از جمله رفتگان این راه دراز / باز آمده کیست تا بما گوید باز
پس بر سر این دو راهه‌ی آز و نیاز / تا هیچ نمانی که نمی‌آیی باز





La brise a déchiré la robe de la rose
et l'on entend chanter la voix du rossignol.
Demeure donc assis à l'ombre de la rose,
car elle va bientôt s'effeuiller sur le sol.


On entend chanter la voix du rossignol
La robe de la rose sous la brise se délite
Demeure donc assis à l'ombre de celle-ci,
Car elle va bientôt s'effeuiller sur le sol.



بنگر ز صبا دامن گل چاک شده / بلبل ز جمال گل طربناک شده
در سایه گل نشین که بسیار این گل / در خاک فرو ریزد و ما خاک شده




ArAm
posteur pro
posteur pro


Inscrit le: 18 Oct 2006
Messages: 613
Localisation: Dijon




Lun 09 Juil, 2007 12:48 pm    

Azadeh,
Merci beaucoup pour cette etude comparative, bien enrichissante supporter
Au plaisir... lire


Peyman
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Sep 2005
Messages: 6151
Localisation: Paris ;)




Lun 09 Juil, 2007 2:30 pm    

Merci Azadeh merci

ArashIran
posteur habitué
posteur habitué


Inscrit le: 04 Jan 2007
Messages: 65
Localisation: Saint-Etienne




Lun 09 Juil, 2007 10:28 pm    

Il y a une traduction de Khayyam et bien d'autre sur mon site à cette adresse, et ça fait au moins 3 ans...

http://trans-asia2003.tripod.com/trans-iran/id1.html Wink [/url]


Azadeh
posteur accro
posteur accro


Inscrit le: 09 Nov 2005
Messages: 1661





Lun 09 Juil, 2007 11:44 pm    

ArAm jaat kheili khaaliyeh, quand est-ce que tu reprends ton activité poétique Smile par ici?

Arashiran les traductions de Khayyam il y en a plein partout sur le net Smile

Moosh bekhoreh to ro Peymani, sâ'at-e khaab Smile


ArAm
posteur pro
posteur pro


Inscrit le: 18 Oct 2006
Messages: 613
Localisation: Dijon




Mar 10 Juil, 2007 9:15 pm    

Azadeh jaan, jaaye to injaa sabzeh , hamin kaafiyeh Wink
Comme je l'ai dit plusieurs fois, quand t'es la, c'est comme je suis la, man o to nadaarim chon baa ham nadaarim, comme tu l'as deja dit Smile
Amtities
Babak.


Azadeh
posteur accro
posteur accro


Inscrit le: 09 Nov 2005
Messages: 1661





Mar 10 Juil, 2007 10:10 pm    

Na jânam, injoori nemisheh, on souhaite t'entendre plus sur la poésie qui est ton domaine de prédilection. Alors pas de bahâneh Smile
Entre nous, dans l'autre topic, tu n'avais pas confondu Bidel-e Dehlavi avec Amir Khosrow Dehlavi ? hoho
Perso comme je préfère le second je n'arrive toujours pas à comprendre ton choix ! Angel Very Happy


ArAm
posteur pro
posteur pro


Inscrit le: 18 Oct 2006
Messages: 613
Localisation: Dijon




Mer 11 Juil, 2007 1:15 pm    

Tres chere amie,

Il n'y avait ni bahaaneh pour parler de la posie (Dieu m'en garde Smile ) ni ta'aarof dans ce que j'ai dit, ca venait du couer Smile
Etant, apres bien longtemps, avec ma famille, le temps ne m'appartient pas a 100% ...
P.S.
Non, je ne les ai pas confonus l'un avec l'autre ; Bidel Dehlavi represente le style indien en poesie persane et je l'ai connu grace au merveilleux livre de Shafii-Kadkani. Apres tout, les gouts et les couleurs... Wink

http://en.wikipedia.org/wiki/Abdul-Qader_Bedil

Ravi de nous voir rester fideles a notre amie commune : la poesie Very Happy supporter
Amities
Babak


  

12
 

 
code & design : Peyman