Doni
Modérateur

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| Lun 13 Aoû, 2007 8:24 pm |
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je l'ai vu jouer il ya un an dans un "boulodrome" (pour ceux qui connaissent nice le boulodrome a cote du nikaia) au milieu d'un ring de boxe !
c'etait FABULEUX !
mais ca reste un grand malade !! comme tous les genies
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«Pourquoi j'arrête les concerts»
Il l'annonçait depuis plusieurs années. Personne n'y croyait vraiment. Pourtant, le 31 juillet, à Mazauges, petit village du Var, François-René Duchâble arrêtera définitivement sa carrière de concertiste. A 51 ans, ce disciple de Rubinstein, qui devint l'un des pianistes préférés de Karajan puis du public français, n'est ni malade ni démodé. Il veut simplement revivre. C'est à contrecœur qu'il quittait son refuge savoyard (jusqu'à 90 fois par an) pour se retrouver sous le feu des projecteurs. Afin d'affirmer symboliquement sa détermination, il se purifiera de trente ans d'un parcours, selon lui, trop classique, en jetant une carcasse de piano dans le lac du Mercantour (Alpes-Maritimes) et en brûlant son frac
Une purification par l'eau et par le feu, cela relève un peu de l'enfantillage ou de la provocation...
C'est une manière de marquer les esprits. Je ne veux plus jouer en intérieur, devant un public aligné en rang d'oignons comme des écoliers, des militaires ou des religieux. Je ne crois pas à ce rituel bourgeois qui touche à peine 1% de la population. Je regrette que certains pianistes refusent de se produire en extérieur. Au XXIe siècle, cela me semble une démarche désuète et passéiste. J'adore la musique et les humains, mais ce système de diffusion me fâche avec les deux. On ne satisfait ni son idéal ni les aspirations du public.
Mais le plaisir du concert ne va-t-il pas vous manquer?
Le plaisir, c'est-à-dire l'ivresse du son, reste pour moi une valeur secondaire. De rares minutes d'extase méritent-elles des heures de voyage et d'ennui, des journées d'attente et de répétitions? Certes, j'ai eu des instants de bonheur avec quelques chefs: Michel Plasson, maître de la musique française, Jerry Semkov, aristocrate de la baguette, Marek Janowski, d'une honnêteté artistique sans égale, et John Nelson, Américain doté d'une profondeur britannique, avec lequel je viens de réaliser les Cinq Concertos pour piano de Beethoven.
Vous avez tenu à enregistrer cette nouvelle intégrale en DVD vidéo plutôt qu'en CD.
Le disque classique exige une perfection sonore qui ne s'adresse qu'aux initiés. Ce culte de la beauté du son, lancé par Karajan, est d'ailleurs souvent le cache-misère d'une interprétation convenue. Je préfère m'intéresser au rythme et à l'architecture d'une œuvre. Je déteste ce que l'on appelle les musiques actuelles, mais il faut utiliser l'une de leurs armes, à savoir la séduction de l'image, même si elle risque de vous détourner d'une écoute attentive. Le classique n'est pas plus cher que la variété. Simplement, les gens rechignent à payer pour faire un effort intellectuel, alors qu'ils se ruineraient pour s'éclater. La culture fait peur.
La situation vous semble donc désespérée?
Pas du tout. Je crois qu'il existe une autre façon de partager la musique que de vendre des doubles croches au théâtre des Champs-Elysées. On doit sortir des circuits habituels, qui n'attirent qu'un public de connaisseurs. Je veux faire des choses folles, participer à des spectacles dans des sites naturels grandioses, avec des comédiens ou des acrobates. J'ai une vision sociale pure et dure de mon métier. Il faut porter la musique dans les lieux de vie et de travail, avec de véritables animations, sans se contenter de la B.A. de quelques soixante-huitards attardés qui se produisent dans les hôpitaux et les prisons. Tout est possible.
N'est-ce pas utopique?
J'ai sans doute choisi une voie hasardeuse et difficile. Je veux simplement jeter des passerelles et participer, à mon humble niveau, à l'édification d'une société plus harmonieuse.
A écouter: dernier concert parisien au théâtre du Châtelet, le 25 mai, suivi de 16 concerts en France.
Ambroisie propose les Concertos pour piano de Beethoven, en trois coffrets DVD vidéo.
Virgin Classics réédite trois disques tirés du catalogue Aria et publie un album inédit consacré à Chopin.
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