Pary
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| Lun 08 Oct, 2007 2:39 pm Manifestation anti-Mahmoud Ahmadinejad à l'université |
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Manifestation anti-Mahmoud Ahmadinejad à l'université de Téhéran
Reuters - TEHERAN (Reuters) - Aux cris de "mort au dictateur", une centaine d'étudiants ont exprimé leur hostilité à Mahmoud Ahmadinejad à l'occasion d'une visite du président iranien à l'université de Téhéran.
Scandant "président fasciste, l'université n'est pas un lieu pour toi", les protestataires se sont brièvement heurtés à la police en tentant d'aller manifester hors de l'enceinte du campus.
Des échauffourées les ont également opposés à d'autres étudiants partisans du régime, dont des membres de la milice religieuse Basij, rapportent des témoins.
"Les étudiants doivent s'impliquer sur la scène internationale. Le monde d'aujourd'hui a besoin d'eux", a déclaré Ahmadinejad devant son auditoire d'enseignants et d'étudiants.
La télévision publique, qui s'est fait l'écho de son intervention, n'a pas mentionné les heurts qui se sont produits à l'extérieur de l'amphithéâtre où il prenait la parole.
Selon un étudiant protestataire, ceux qui avaient été invités à écouter l'allocution présidentielle étaient soigneusement triés sur le volet.
Les milieux universitaires libéraux reprochent au chef de l'Etat de faire taire toute voix dissidente sur les campus, en dépit de ses professions de foi en faveur de la liberté d'expression.
"DICTATEUR CRUEL"
C'est la seconde fois en moins d'un an qu'Ahmadinejad est chahuté dans une université. En décembre, des étudiants avaient brûlé son effigie et tenté de l'empêcher de parler en lançant des pétards.
Lundi, les étudiants protestataires ont réclamé la libération de leurs camarades emprisonnés depuis l'accession à la présidence en 2005 de ce chantre de la résistance à l'influence occidentale.
Avant de repartir de l'université de Téhéran, Ahmadinejad s'est vu offrir par des enseignants un tapis en remerciement de sa récente intervention devant l'université new-yorkaise de Columbia.
En l'accueillant en marge de son déplacement aux Etats-Unis pour l'Assemblée générale de l'Onu, le doyen de cette université l'avait publiquement traité de "dictateur cruel".
En l'absence de sondages d'opinion fiables, il est difficile de jauger la popularité réelle du président, qui semble apprécié dans les campagnes, notamment parmi les plus défavorisés, mais critiqué dans les milieux urbains.
"Je n'ai pas voté pour lui mais je n'étais pas contre lui", confie, sous le sceau de l'anonymat, un étudiant à propos de l'élection présidentielle de 2005. "J'avais des doutes à l'époque. Mais maintenant je suis sûr que je ne voterai pas pour lui".
Les partisans du président ont été battus à plates coutures aux élections municipales de décembre, notamment dans les grandes villes comme Téhéran. Le prochain test de popularité pour le président est fixé aux élections législatives de mars 2008.
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