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| Sam 20 Oct, 2007 8:49 pm chnagement à la tete du nucleaire Iranien |
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Démission d'Ali Larijani, négociateur iranien sur le nucléaire
20.10.07 | 17h54
Par Edmund Blair
TEHERAN (Reuters) - Ali Larijani, négociateur iranien en chef sur le dossier nucléaire et principal interlocuteur des Occidentaux sur le sujet, a démissionné de son poste.
Son successeur, considéré comme un proche du président populiste Mahmoud Ahmadinejad, pourrait durcir la ligne adoptée par le pouvoir iranien face aux Occidentaux.
Le départ-surprise du pragmatique Larijani, annoncé samedi à Téhéran, intervient alors que les Occidentaux, Américains en tête, cherchent à accentuer leurs pressions sur Téhéran malgré l'hostilité de la Russie et de la Chine.
Il pourrait, estiment des analystes, s'expliquer par des désaccords tactiques avec le chef de l'Etat, qui a accepté cette démission et prône une ligne dure face aux Occidentaux.
Saeed Jalili, vice-ministre des Affaires étrangères chargé des relations avec l'Union européenne et les Etats-Unis, succède à Larijani, ont d'abord annoncé des diplomates de l'UE avant que l'information ne soit confirmée par le porte-parole du gouvernement iranien, Gholamhossein, cité par la télévision publique.
"Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, a démissionné de ses fonctions pour des raisons de convenance personnelle, ce qui ne signifie pas qu'il y aura des changements de politique et de programmes", a affirmé le porte-parole du gouvernement iranien.
Larijani devait rencontrer Javier Solana, porte-parole de la diplomatie européenne, mardi à Rome, pour évoquer à nouveau le programme nucléaire de la République islamique, soupçonnée par les puissances occidentales de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme énergétique.
Téhéran affirme que son unique objectif consiste à fabriquer de l'électricité.
La rencontre est maintenue côté européen.
Javier Solana rencontrera le successeur de Larijani "quel qu'il soit", a indiqué sa porte-parole, Cristina Gallach.
Elham n'a pas exclu que Larijani participe à la rencontre de mardi. "Il n'y a pas d'obstacle à la présence de M. Larijani à Rome", a-t-il dit, cité par l'agence de presse estudiantine Isna.
PLUS DE MARGE DE MANOEUVRE?
Plusieurs observateurs avaient fait état de divergences entre Larijani, en poste depuis 2005, et le chef de l'Etat en ce qui concerne la conduite des négociations sur le dossier nucléaire.
Les deux hommes étaient toutefois hostiles à la suspension du programme d'enrichissement d'uranium qu'exige l'Onu.
En dernier ressort, toute les décisions importantes incombent quoi qu'il en soit à l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution. Pour des analystes, le successeur de l'ayatollah Khomeini a tendance à rechercher un consensus entre les divers courants politiques avant de trancher.
Selon des responsables européens, Larijani éprouvait depuis longtemps des difficultés à faire adhérer l'"establishement" iranien à sa tactique de négociation.
Pour un analyste, le départ de Larijani et la nomination de Jalili, considéré comme un proche du président, témoigneraient d'un ascendant croissant des "durs" hostiles à une ligne pragmatique soutenue par le partant.
"La démission de Larijani montrera que la ligne dure, de défi suivie par l'Iran va se poursuivre et qu'un changement de la position de Téhéran est peu probable", avance un analyste iranien sous couvert de l'anonymat.
Pour lui, Larijani a peut-être jeté l'éponge parce qu'il n'avait plus rien à offrir à Solana. "Le président Ahmadinejad ne laissait plus aucune marge de manoeuvre et de négociations à Larijani", explique-t-il.
Les grandes puissances ont convenu de repousser à novembre la prise de nouvelles sanctions contre Téhéran.
Elles souhaitent voir si l'accord passé entre l'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur les intentions des Iraniens portera des fruits et attendre un rapport du chef de la diplomatie européenne.
Les Américains refusent d'exclure le recours à la force en cas d'échec de la diplomatie.
Moscou est partisan d'un "dialogue direct" avec Téhéran et le président Vladimir Poutine a affirmé cette semaine ne pas détenir la preuve que le programme nucléaire iranien avait des visées militaires.
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