Shirin Ebadi en conférence à Lille Iran
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Shirin Ebadi en conférence à Lille



 
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Bibita
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Dim 21 Oct, 2007 7:49 am     Shirin Ebadi en conférence à Lille

Les Rencontres Internationales pour la diversité et l'égalité des chances pour l'emploi auront lieu les mardi 23, mercredi 24 et jeudi 25 octobre prochains à Lille.
Les Rencontres Internationales de la diversité se dérouleront dans l'enceinte du Nouveau Siècle (8, Place Mendès France - Métro : station Rihour).

MARDI 23 OCTOBRE 2007
14h00 – 18h00 : SÉANCE PLÉNIÈRE N°1 UNE ÉCONOMIE RESPONSABLE OUVERTE À LA DIVERSITÉ DES CULTURES ET DES ORIGINES - Auditorium

Dans un monde émietté, la diversité des cultures, des religions, des ethnies est une question centrale. C’est la face la plus sensible de la diversité, qui est malheureusement à l’origine de bien des tensions et conflits. Shirin EBADI, Prix Nobel de la Paix, nous apporte sur ce point son témoignage édifiant de militante des droits de l’homme.
Comment les entreprises peuvent-elles œuvrer pour enrayer ces différences de traitement entre les populations
et assurer la même chance à leurs salariés, quels que soient leur culture, leur religion, leur couleur de peau ou leur état de santé ?
Des lois existent à travers le monde qui interdisent toute forme de discrimination. Mais le monde économique est ainsi fait qu’il repose sur les décisions de ses acteurs. Et les formes spontanées de discrimination ne peuvent pas être régulées uniquement par la loi. L’engagement volontaire des entreprises est donc un facteur déterminant pour l’évolution des mentalités et le développement d’une économie plus respectueuse des personnes.

Présidence de séance : Philippe VASSEUR, Président du Réseau Alliances et du Forum Mondial de l'Economie Responsable.

Shirin EBADI (Iran) Prix Nobel de la Paix

Débat
Témoignage de Savad RAHMAN (Inde), lauréat du Prix Mondial du Journalisme, catégorie Diversité et Egalité des Chances

15h15 Pause

15h45 Table ronde :

Lassaâd El BEJI (Tunisie ) Vice-Président de l'Union Internationale de l'Artisanat et des Petites et Moyennes Entreprises

Deon ROSSOUW (Afrique du Sud) Président de l'International Society of Business, Ethics and Economics et Directeur du département de philosophie à l'Université de Pretoria.

Sophia ECONOMACOS (Grèce) Présidente de la Chambre de Commerce d'Athènes. Présidente du Réseau des Femmes d'Eurochambres.

Fernando FRANCISCA (Brésil), Directeur des programmes RSE de Petrobras.

Débat

18h00 : Fin des travaux de la séance plénière N°1

Shirin EBADI Iran
Prix Nobel de la Paix 2003

Avocate, professeur, militante des droits de l’Homme, Shirin EBADI a été la première femme juge en Iran. Elle a présidé le tribunal d’Instance de Téhéran de 1975 à 1979 et fut contrainte de démissionner après la révolution de 1979.
Shirin EBADI représente un Islam de progrès et défend une interprétation qui soit en harmonie avec les droits de l’Homme, la démocratie, la liberté religieuse et la liberté d’expression. Elle a fondé l’Association de Défense du droit des enfants en Iran et fut emprisonnée à plusieurs reprises en raison de ses engagements civiques et politiques.
Shirin EBADI a écrit de nombreux articles et 14 livres sur les droits de l’Homme.
Elle a créé une organisation anti-mines en Iran où ont été recensées 16 millions de mines non explosées, qui en font le deuxième pays du monde détenant le plus grand nombre de mines anti-personnelles.
Elle a également fondé le « Centre des Défenseurs des droits de l’homme » en Iran dont elle reste membre actif et bénévole. Dans ce cadre, en leur apportant son soutien juridique et financier, elle aide les accusés politiques durant leur période de détention, ainsi que leurs proches. Un rapport sur l’activité de ce Centre est publié chaque trimestre à l’attention du public.
En hommage à ses travaux dans le domaine des droits de l’Homme, elle a reçu de nombreux prix internationaux, dont le Prix Nobel de la Paix (2003), la plus importante distinction.
En novembre 2006, elle a reçu de Jacques Chirac, alors Président de la République française, les insignes de Commandeur de la Légion d’Honneur.
Shirin EBADI et les autres femmes lauréates du Prix Nobel ont créé en 2004 l’association « Nobel Women Initiative » (NWI) dont le siège est au Canada et qui a déjà tenu deux séminaires internationaux majeurs.

http://www.worldforum-lille.org/



Bibita
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Ven 26 Oct, 2007 10:46 am    

 shirin ebadi en conference a lille

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Lilidjan
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Ven 26 Oct, 2007 11:14 am    

J'allais justement poster à ce sujet! Shirin Ebadi sera à la Sorbonne demain samedi à 15h; j'y serai, qui d'autre peut venir? fleur


Lilidjan
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Ven 26 Oct, 2007 11:50 am    

Une amie vient de m'appeler pour me dire que la conférence de Shirin Ebadi n'était pas confirmée; quelqu'un aurait-il des infos plus précises à ce sujet? merci


Pary
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Sam 27 Oct, 2007 9:42 am    

Shirin Ebadi : "Les sanctions économiques contre Téhéran sont contre-productives"

Propos recueillis par RENAUD GIRARD.


De passage à Paris, l'avocate iranienne, prix Nobel 2003 pour sa défense des prisonniers politiques et des femmes dans son pays, s'insurge contre l'enrichissement de l'uranium, mais aussi contre les sanctions.


LE FIGARO. - Êtes-vous inquiète d'une guerre possible entre l'Amérique et l'Iran ?

Shirin EBADI. - Oui, je suis inquiète. Comme tout le peuple iranien. Quand George Bush et Condi Rice évoquent l'« option » d'un bombardement de l'Iran, il y a, bien sûr, de quoi être inquiet.


Qu'est-ce qui pourrait éviter que cette guerre ait lieu ?

La raison, des deux côtés. Du côté iranien, la raison serait d'écouter les recommandations de l'ONU. Il n'est pas raisonnable pour les Iraniens de s'enfermer derrière un mur et de dire que nous n'avons aucun lien avec le monde extérieur. Le monde entier nous demande de suspendre notre programme d'enrichissement de l'uranium. Il n'est pas raisonnable de ne pas le faire. Du côté des Américains, la raison serait de tirer les leçons de leur catastrophique aventure militaire en Irak. Il ne faut pas que l'Amérique attaque militairement l'Iran. Le peuple iranien est un peuple fier et résistant. Il se défendrait farouchement.


Les sanctions commerciales constituent-elles un meilleur outil pour amener Téhéran à changer sa politique nucléaire ?

Les sanctions économiques ne sont pas une bonne chose, car toujours elles pénalisent la population et jamais les dirigeants. La population iranienne n'approuvera jamais les sanctions économiques. Ces dernières peuvent au contraire la monter contre l'Occident. Je crois en revanche à l'efficacité des sanctions politiques. Minimiser ses relations politiques avec un régime dictatorial, cela a un sens. Depuis que le dossier nucléaire a pris cette importance, on a tendance, en Occident, à oublier l'accroissement des atteintes aux droits de l'homme en Iran. La situation des femmes, leur liberté, s'amenuise de jour en jour. La liberté d'expression est bafouée : les journaux indépendants sont fermés par le régime et certains journalistes sont jetés en prison. Les manifestations d'étudiants sont durement réprimées.


Prônez-vous la séparation du politique et du religieux en Iran ?

J'y suis favorable. Mêler la politique à la religion permet aux politiciens iraniens d'abuser des croyances religieuses profondes de la grande majorité des Iraniens. Aujourd'hui, quiconque n'a pas le blanc-seing des religieux ne peut pas se présenter aux élections. Mais ce n'est pas le seul obstacle. Il y a aussi le contrôle de la politique par le corps des gardiens de la révolution.


Pourrait-on, un jour, revenir sur le principe du gouvernement des clercs de l'islam chiite en Iran ?

Il faudrait un référendum pour cela. Tout dépendra de la volonté du peuple iranien, de la capacité de verrouillage du régime, et aussi, bien sûr de la situation internationale.



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