Doni
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| Mer 12 Mar, 2008 11:36 am petites messes basses en Iran... |
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Iran: réformateur attaqué pour une rencontre avec l'ambassadeur d'Allemagne
TEHERAN - Un haut responsable réformateur iranien fait l'objet d'une attaque en règle des conservateurs à cause de sa rencontre privée avec l'ambassadeur d'Allemagne à Téhéran, juste avant l'adoption de nouvelles sanctions de l'ONU contre l'Iran.
Le journal conservateur iranien Kayhan a publié mardi ce qu'il a présenté comme une conversation confidentielle entre Mohammad Reza Khatami, frère de l'ancien président Mohammad Khatami, et l'ambassadeur Herbert Honsowitz, en l'accusant de collusion avec un pays soutenant les sanctions.
"La résolution sera adoptée, son contenu n'est pas important, c'est son adoption qui l'est", est censé avoir dit M. Honsowitz à son interlocuteur.
Le Conseil de sécurité a adopté le 3 mars une résolution renforçant les sanctions contre la République islamique à cause de ses activités nucléaires.
Pour sa part, M. Khatami, ex-chef du Front de la participation, le principal parti réformateur, s'inquiète de la "coopération de certains réformateurs avec les conservateurs" sur la scène politique iranienne.
Le journal accuse donc le responsable iranien de "rendre compte des questions intérieures" à l'ambassadeur d'Allemagne, et demande pourquoi il n'a "pu s'empêcher de s'épancher, avec ses amis réformateurs, auprès des alliés de l'Amérique et d'Israël".
M. Khatami fait visiblement l'objet d'une attaque en règle des conservateurs, entamée dimanche par un proche du président Mahmoud Ahmadinejad, le premier vice-président du parlement Mohammad Reza Bahonar.
Dans un débat avec M. Khatami, cité par l'agence Isna, M. Bahonar lui a lancé que "ceux qui nouent des contrats avec les ennemis", ainsi que "ceux qui rencontrent des ambassadeurs étrangers" ne "peuvent pas faire partie des décisionnaires du régime".
Quand M. Khatami demande à M. Bahonar comment il a pu être au courant d'une telle rencontre, ce dernier lui rétorque: "vous pensez que le régime ne devrait pas savoir de telles choses?".
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Mohammad Ali Hosseini, a commenté l'affaire dans son point de presse dimanche, en affirmant que "les autorités doivent être informées des contacts entre les citoyens iraniens et les missions diplomatiques à Téhéran" .
Selon un diplomate étranger, la démarche de Kayhan et de M. Bahonar "vise à décrédibiliser les réformateurs avant les élections" législatives de vendredi, en les assimilant à un "parti de l'étranger".
"Accessoirement, cela sert aussi d'avertissement aux réformateurs de ne pas entretenir de relations avec les ambassades occidentales", a dit ce diplomate à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.
Un ex-négociateur du programme nucléaire iranien, Hossein Moussavian, a été brièvement emprisonné l'an dernier, puis poursuivi en justice sur l'accusation de collaboration avec l'ambassade britannique.
Un décret de la République islamique interdit théoriquement tout contact d'un Iranien avec une ambassade étrangère sans en informer le ministère des Affaires étrangères.
(©AFP / 11 mars 2008 10h25)
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