Bibita
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| Ven 14 Mar, 2008 10:49 am Reza sur la route de la soie... |
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Sublime
Dans le Waziristan, on rencontre les deux extrêmes d'un même peuple, les Waziris. Tribu pachtoune de guerriers, elle a mis en échec, au fil des siècles, nombre de conquérants. Rebelles à toute forme de soumission et de gouvernement, ils ont organisé leur société selon une législation qui leur est propre, le pachtoun wali.
Vieil homme arborant la coiffe répandue chez les hommes du Caucase, croisé dans le village de Nardalan, en Azerbaïdjan. Reza raconte : "après quelques mots échangés en azéri, il me dit avec émotion : "Tu es du Sud ?" Ma réponse affirmative déclencha sanglots et révélations : "Moi aussi, je suis du Sud. J'avais un an quand mes parents décidèrent d’aller rendre visite à des proches. La frontière fut fermée, et nous, retenus ici."
A l'est de l'Anatolie, à Nemrud Dagh, en haut d'une montagne, une petite colline a été érigée. A son sommet, d'immenses colosses venus d'un autre temps semblent veiller. Le roi Antiochos 1er, de père persan et de mère grecque, imagina un courant religieux qui vénérerait les deux cultures. Non loin de la frontière de ces deux mondes, on trouve sur sa tombe supposée des statues de dieux de la mythologie hellénique et persane.
Ici, sur la route qui sépare la ville de Kashgar des monts du Pamir, le lac glacé de Karakol, qui signifie le "lac noir" en ouïgour.
A la porte de la Perse, le mont Ararat domine le carrefour des anciens empires. Dans son périple, le voyageur découvre une vie rurale rythmée par les saisons. Les Kurdes à l'ouest, bergers et paysans, vivent dans les villages en terre.
Les gestes esquissés par cette danseuse ouïgoure du Turkestan oriental évoquent, à travers l'histoire et les brassages de cultures, la grâce des miniatures persanes. Son prénom d'origine turque, Gozal Nour, signifie "jolie lumière".
La route de la soie nous renvoie à nos origines et à la nostalgie du nomadsime. D'Istambul à Xian, de Konya à Samarcande, de Bakou a Bamyan, l'esprit d'échange et d'hospiltalité de cette route mythique - l'anti-route des croisades - perdure aujourd'hui encore dans les oasis et les caravansérails. Influences, cohabitations et diversité de pensées sont autant d'invitation au voyageur qui emprunte ce chemin.
Ce jour-là, les pigeons blancs devant la mosquée en céramique bleue de Mazar-e-Sharif ont repris leur droit de cité. Les festivités de Nowrouz, le Nouvel An persan, célébré le 21 mars de chaque année, sont terminées. Au petit matin, le calme est revenu sur l'esplanade, les pigeons sont les seuls témoins d'un rituel étrange: la marche précipitée d'une femme autour de la mosquée sacrée comme gage de fertilité. Demain, elle sera là pour accomplir quarante tours de la mosquée pendant quarante jours

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