Peyman
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| Sam 18 Mar, 2006 7:28 pm Akbar Ganji aurait été libéré |
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Après 6 ans d'incarcération pour raison politique.
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TEHERAN (AP) -- Akbar Ganji est plus déterminé que jamais. Libéré vendredi soir après avoir purgé une peine de six ans de prison, le journaliste dissident iranien a prévenu samedi qu'il allait poursuivre son combat contre le régime.
Le corps décharné, la barbe longue, le journaliste, qui n'est âgé que de 46 ans mais en paraît désormais beaucoup plus, a accueilli sa famille et ses amis samedi dans sa maison de Téhéran.
"Mes opinions n'ont pas du tout évolué. La prison et les pressions ne m'ont jamais contraint à changer mes sentiments. Aujourd'hui, je suis encore plus décidé à dire ce que je disais il y a six ans", a déclaré Akbar Ganji. "Mon emprisonnement était injuste et restera à tout jamais une grande injustice".
Le journaliste avait été condamné à six ans de prison en 2000 pour avoir rapporté que cinq dissidents iraniens avaient été tués par des responsables des services secrets deux ans plus tôt. Il a passé la majeure partie de sa détention à l'isolement et avait été en grève de la faim pendant trois mois l'an dernier.
Tout en s'inquiétant pour l'état de santé de son mari, son épouse, Massoumeh Shafiei, s'est réjouie de son retour en servant des boissons à leurs invités. "Mon mari est si faible physiquement à présent. Il pèse à peine 49 kilogrammes. Mais je suis heureuse qu'il soit rentré à la maison". Certains de ses amis ont eu du mal à le reconnaître.
De nombreux responsables, dont le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan et le président américain George W. Bush, avaient appelé à sa libération dans le monde en raison de son état de santé. Mais le régime iranien avait rejeté leurs demandes.
Dans un communiqué, la justice iranienne précise que Ganji a bénéficié d'une libération conditionnelle pour le nouvel an perse, qui débute mardi. La fête de Nowruz se termine le 3 avril. Sa période d'emprisonnement s'achevant normalement le 30 mars, il est peu probable qu'il soit à nouveau placé en détention.
Akbar Ganji s'est fait connaître après son enquête sur le meurtre de cinq dissidents iraniens en 1998 par des responsables du renseignement. Leur mort avait ensuite été imputée par les autorités à des agents incontrôlables au sein des services secrets.
Mais les articles publiés par le journaliste dans les journaux "Sobh-e-Emrouz", "Khordad" and "Fath", affirmaient que ces meurtres avaient été commandités par des dignitaires iraniens, dont l'ancien ministre du Renseignement Ali Fallahian. Ce dernier a démenti toute implication dans cette affaire. Ganji avait été condamné pour avoir insulté les autorités iraniennes. AP |
Toujours aussi déterminé après 6 ans de prison
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