Peyman
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| Mar 21 Mar, 2006 2:49 pm Etes vous prêts à faire le cobaye humain ? |
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LONDRES « Il ne serait pas raisonnable de formuler un pronostic». Voilà la dernière déclaration alarmante faite par le docteur Ganesh Suntharalingam, chef du service des soins intensifs du Northwick Park Hospital de Londres. Effroyable ce triste constat, quand on sait que depuis mardi, deux jeunes hommes sont plongés dans un coma artificiel, tandis que quatre autres sont dans un état grave. Effroyable surtout quand on sait qu'il y a quelques jours, en pleine santé, ces hommes avaient décidé de participer à un essai clinique.
C'était lundi. Ils étaient huit à s'être levés à l'aube pour se voir administrer, à titre de cobaye humain, un nouveau médicament destiné à soigner la leucémie et plusieurs scléroses. Mais voilà. Quelques minutes à peine après l'injection de la première dose de TGN 1412, ce qui aurait pu se révéler comme une avancée médicale a tourné au drame. Raste Khan, 24 ans, faisait partie de ces huit volontaires. Par chance, lui et un autre patient ont reçu un placebo à la place du médicament. Mais Raste a assisté à l'agonie de ses compagnons d'infortune. En l'espace de cinq minutes, les six patients sous TGN 1412 ont commencé à trembler et à vomir. Raste Khan se souvient de ses camarades, demandant de l'aide: «Il y en avait qui criaient que leur tête allait exploser, a-t-il expliqué au Daily Mail. C'était terrifiant. C'était comme la roulette russe. Deux d'entre nous s'en sont sortis et ont eu de la chance. Les autres tombaient comme des dominos». Des souvenirs d'horreur reviennent à la mémoire de Raste. «Ils se tenaient la tête. Un des gars disait: Je brûle!». Plus de trois heures après les premières injections de doses, les alarmes dans cette unité de l'hôpital londonien ont retenti. «Ça avait l'air surréaliste. C'était comme dans un film, comme si on était dans une maison de fous». Les familles des volontaires ont alors été prévenues que les choses avaient mal tourné. Le cauchemar a alors commencé pour elles. Comme l'explique une des proches de Ryan Wilson, 21 ans, l'un des patients aujourd'hui dans un état grave: «sa tête avait triplé de volume. Sa peau était devenue mauve. En le voyant, on ne l'a pas reconnu». La vision d'horreur qui s'offrait aux yeux des proches de ce cobaye humain était renforcée par les diagnostics des médecins. «On nous a dit qu'on ne pouvait pas nous donner d'espoir. Ils n'ont aucune idée de la façon dont il faut le soigner étant donné qu'ils ne savent rien au sujet du médicament administré».
Aujourd'hui, ces familles vivent dans le doute et réclament d'abord des excuses de la part de TeGenero, le fabricant allemand de ce TGN 412, mais surtout des explications. Car si Raste Khan, encore chanceux dans ce malheur, est prêt a à nouveau servir de cobaye, il n'oublie pas que six jeunes hommes d'une vingtaine d'années ont, au périple de leur vie, voulu aider la science, contre quelques billets. «Mais 2.000 livres (environ 3.000 euros) ne valent pas la vie. Et on ne peut pas sauver la vie de quelqu'un en mettant un terme à celle de quelqu'un d'autre». Ch. Vanbever
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Ca fout les jetons, et vous seriez vous prêt(e)s à préter votre corps à la sicence pour 3000 euros ?
PS:Raste Khan ça sonne iranien.
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