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| Mar 16 Mai, 2006 5:05 pm L'Iran en outsider |
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L'Iran en outsider
16/05/2006
Par MICHAEL BALCAEN
De Sports.fr
La Melli est devenue une référence sur le continent asiatique. Sous la houlette de Branko Ivankovic, l'équipe s'est renouvelée et pratique désormais un jeu volontiers porté vers l'offensive. Mis à part une petite frayeur lors de la première phase des qualifications, l'Iran a plutôt bien géré sa course vers l'Allemagne. Placée dans le groupe D avec le Portugal, le Mexique et l'Angola, l'équipe iranienne n'aura pas la partie facile. Malgré tout, un exploit est toujours envisageable...
En 1998, l'Iran avait remporté son match face aux Etats-Unis.L'Iran n'a pas eu la partie facile lors des éliminatoires de la Coupe du monde. Après l'échec subi en 2002 qui avait entraîné le départ de Blazevic, Branko Ivankovic son adjoint d'alors, avait pris les rênes de l'équipe. L'objectif majeur fixé par la Fédération est de mettre en place une sélection capable de rejoindre l'Allemagne en 2006. Pour sa première compétition à la tête de l'équipe iranienne, Ivankovic remporte les Jeux d'Asie avec la Melli ! Un succès qui l'aidera à poursuivre dans la voie du rajeunissement de l'équipe. Seuls certains cadres comme Ali Daei, Ali Karimi, Vahid Hashemian ou Medi Mahdavikia conserveront leur place. Ces joueurs, qui faisaient davantage figure d'incontournables, seront les guides pour la nouvelle génération.
Lors des éliminatoires de la Coupe du monde l'Iran va tout de même se faire une petite frayeur avec un revers concédé à domicile face à la Jordanie (0-1). Heureusement pour les hommes de Brankovic, ce sera le seul accroc de cette première phase. Lors du match retour, la Melli s'impose (2-0) et s'assure quasiment une place pour la dernière phase. Un sprint final plutôt bien négocié avec notamment une victoire et une défaite contre le Japon, premier du groupe. Concernant l'Iran, mis à part un match nul concédé contre Bahreïn, le reste se déroulera sans aucun problème.
La politique mise en place par Brankovic a donc fonctionné à merveille. Les jeunes pousses ont emboîté le pas des cadres de l'équipe, assurant même le coup pendant les absences répétées des européens pas toujours mis à disposition par leur club. Le premier pari est gagné.
La star
Ali Daei est l'incontestable guide de cette sélection iranienne. Véritable pionnier, il est le premier à avoir tenté sa chance en Allemagne passant par Bielefeld, le Bayern Munich puis le Hertha Berlin. Une voie ouverte pour plusieurs de ses compatriotes dont Mahdavikia, Zandi, Karimi ou Hashemian. Meilleur buteur de tous les temps en sélection, il reste la référence de cette équipe en attaque. Avec plus de cent buts à son actif et quasiment treize saisons en équipe nationale, il pourrait avoir perdu la flamme.
Point du tout. Tant avec son club iranien du Saba Téhéran qu'en sélection, Ali Daei continue d'empiler les buts avec une régularité déconcertante. En l'absence de plusieurs « européens » pendant la phase qualificative il a tenu un bien joli rythme de neuf buts en dix matches et rêve d'inscrire un premier but durant une phase finale de Coupe du monde.
L'objectif
L'Iran n'a eu de cesse de progresser ces dernières années. Mais la marge qui sépare cette sélection des équipes références reste tout de même conséquente. Placés dans le groupe D avec le Portugal, le Mexique et l'Angola, les hommes de Branko Ivankovic feront figure d'outsider. A priori, le Portugal et le Mexique partiront avec les faveurs des bookmakers mais les Iraniens au jeu porté vers l'avant tenteront de créer la surprise. Un premier rendez-vous bien négocié face au Mexique le 11 juin prochain à Nuremberg et tout deviendrait possible... |
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